ACREQ / Elektra

Elektra est une manifestation culturelle montréalaise de haut calibre présentant des œuvres et des artistes qui allient musique électronique de pointe et création visuelle issue des nouvelles technologies (l’animation, l’installation et la robotique). Elektra crée des liens entre les médiums de création comme la musique, la vidéo, le cinéma, le design, le jeu et l’installation sonore ou interactive en conjonction avec les plus récentes technologies numériques. Des artistes issues de toutes les traditions, — composition, performance, danse, arts visuels, etc. — et ayant comme point commun un intérêt marqué pour les applications artistiques des nouvelles technologies se côtoient par l’entremise d’Elektra, démontrant sous toutes ses formes l’union du sonore et du visuel. Si l’événement accueille des artistes d’avant-garde du monde entier, il met également l’accent sur le talent d’ici, contribuant à faire de Montréal la plaque tournante nord-américaine des arts électroniques.

L’Association pour la création et la recherche électro-acoustiques du Québec, ACREQ, a été fondée en 1978. L’ACREQ a regroupé, depuis 1999, l’ensemble de ses présentations autrefois diffusées tout au long de l’année, en une activité nommée Elektra, événement d’art numérique. Ainsi, l’organisme a pu affirmer davantage le mandat de la compagnie sur la scène montréalaise et donner un contexte de production exceptionnel aux artistes invités. L’organisme continue tout au long de l’année à promouvoir les artistes sur la scène locale et internationale.

Centre National des Arts

Une dizaine d’interprètes exceptionnels, musiciens de l’Orchestre du Centre national des Arts à Ottawa seront présents au festival Montréal/Nouvelles Musiques. Cet orchestre dynamique, de taille classique, a obtenu maints éloges tout au long de son histoire, au fil de ses tournées nationales et internationales, de ses enregistrements et de ses commandes d’œuvres canadiennes. Le célèbre violoniste, altiste et chef d’orchestre Pinchas Zukerman en est le directeur musical depuis mars 1998. L’Orchestre du Centre national des Arts a été fondé en 1969, devenant l’ensemble attitré du Centre national des Arts (CNA) qui venait d’ouvrir ses portes à Ottawa.

Conservatoire de musique de Montréal

Fondé en 1943, à la suite de la promulgation de la loi créant le Conservatoire de musique et d’art dramatique du Québec, le Conservatoire de musique de Montréal fait partie d’un réseau de neuf établissements répartis à travers le Québec. Son premier directeur fut Wilfrid Pelletier. La mission pédagogique du Conservatoire consiste à former des interprètes et des compositeurs professionnels. L’enseignement y est dispensé par plus d’une soixantaine de professeurs, tous actifs sur la scène musicale et parmi les plus réputés au pays. Aujourd’hui, il accueille environ 250 élèves choisis par voie de concours dans les cinq cycles d’études allant du niveau préparatoire au niveau supérieur en interprétation et en composition. Dans le domaine de la musique contemporaine, le Conservatoire a compté parmi ses étudiants certains des compositeurs et interprètes les plus remarquables du Québec et la réputation de plusieurs s’affichent sur les scènes internationales.

École secondaire Joseph-François-Perrault

L’école secondaire Joseph-François-Perrault dispense l’enseignement depuis 1966, mais ce n’est qu’en 1978 que le Conseil des commissaires de la CECM ratifie le projet d’une concentration musicale. Dès l’année suivante, M. Raymond Grignet y est nommé répondant artistique avec le mandat d’en coordonner les activités pédagogiques et musicales.

En février 1981, un protocole de collaboration mutuelle est signé entre la CECM et le Conservatoire de musique du Québec à Montréal, qui permettait la réalisation d’activités conjointes (concerts) et la présence, à l’école, d’étudiants-moniteurs. C’est ainsi que, chaque année, une douzaine de moniteurs du Conservatoire viennent aider, individuellement ou en sous-groupes, plusieurs élèves aux prises avec des difficultés techniques spécifiques à leur instrument.

Au Salon international de la jeunesse, tenu au Vélodrome olympique en février 1983, l’Orchestre symphonique de la Concentration est dirigé par maître Charles Dutoit, chef attitré de l’Orchestre symphonique de Montréal. Depuis lors, l’Orchestre, sous la baguette de M. Raymond Grignet, aura maintes fois l’occasion de se produire dans de grandes salles: la basilique Notre-Dame, le théâtre Maisonneuve de la Place des Arts, la salle Claude-Champagne et le Palais des congrès.

En 1990, l’Orchestre symphonique effectue sa première tournée en France. Cinq autres tournées européennes (étés 1992, 1994, 1996, 1999 et 2003), organisées par M. Jean-Marc Bisaillon, confirmeront l’un des aspects du caractère international du projet éducatif et musical. Durant ces tournées, plus de 60 concerts seront donnés dans 40 villes différentes de France, d’Italie, de Suisse et d’Espagne.

À la demande de la Direction générale des programmes du ministère de l’Éducation, la CECM présente, en 1988, le programme de la Concentration musique de l’école Joseph-François-Perrault qui servira de modèle à une quinzaine de commissions scolaires du Québec désireuses d’implanter une concentration similaire.

Depuis quelques années, le département de musique a connu une expansion sans précédent de son personnel enseignant, ce qui a eu pour effet d’augmenter de façon significative les services à la population du quartier St-Michel. En effet, l’école compte maintenant près de 750 élèves inscrits au programme de musique de la concentration et de l’option.

Benoit Bussière, directeur; André Grenier, directeur adjoint; Richard Charron, directeur musical

Espaces sonores illimités (ESI)

En 1990, dans le cadre de la journée Portes ouvertes de la Faculté de musique de l’Université de Montréal, Michel Gonneville s’était entouré de quatre autres compositeurs (Pierre Desrochers, André Hamel, Alain Lalonde et Alain Dauphinais), afin de créer l’événement Sonoguide. Lors de cette journée, le public déambulait dans l’édifice du 200 Vincent-d’Indy à la faveur d’une visite guidée et sonorisée par les cinq compositeurs.En 1992, forts de l’expérience Sonoguide et préoccupés par la mise en espace de musiques instrumentales ainsi que par la remise en question de la formule du concert traditionnel, trois compositeurs, Alain Lalonde, André Hamel et Alain Dauphinais se sont rencontrés pour fonder Espaces sonores illimités (ESI).

Le 19 mai 1994 avait lieu la première réalisation d’Espaces sonores illimités par la création de l’œuvre collective Musiques en espace sacré. Cette manifestation d’envergure marquait l’ouverture officielle de la 11e édition du Festival international de Musique actuelle de Victoriaville (FIMAV). Le concert, une coproduction d’ESI, du FIMAV et du réseau FM de Radio-Canada, fut donné à l’Èglise Ste-Victoire, sonorisée pour l’occasion par les 24 musiciens de l’Ensemble contemporain de Montréal auxquels s’étaient ajoutés deux multi-instrumentistes issus des milieux de la musique ancienne et de la musique folklorique.

Le 29 mai 1996, avait lieu, à l’Église St-Jean-Baptiste de Montréal, la création de Cadavre presqu’exquis exécuté par 26 musiciens de l’Ensemble contemporain de Montréal. Cette œuvre avait été commandée à ESI par la Chaîne culturelle de Radio-Canada.

À titre de producteur, Espaces sonores illimités a réalisé, les 1er et 8 mars 1998, dans le cadre des Symphonies portuaires Pointe-à-Callière 1998, l’événement Airs libres pour 9 cuivres et 4 percussions disposés dans l’espace près et autour des hangars du Vieux-Port de Montréal et le Musée de Pointe-à-Callière. Pour l’occasion, ESI a fait des commandes aux compositeures Marie Pelletier et Diane Labrosse. Cet événement s’est fait en collaboration avec le Musée d’archéologie et d’histoire de Montréal Pointe-à-Callière et le Vieux-Port de Montréal.

À l’occasion des célébrations entourant le début du nouveau millénaire, ESI se joignait à l’équipe de 19 compositeurs réunis par la Société de musique contemporaine du Québec pour travailler à la création de La Symphonie du Millénaire. Cet événement sans précédent, auquel ont participé plus de 300 musiciens, a eu lieu à Montréal, le 3 juin 2000 et a attiré plus de 40 000 personnes.

La Faculté de musique de l’Université McGill et L’Ensemble de musique contemporaine de McGill (CME)

Créée en 1920, quelques années après la fondation du Conservatoire de McGill en 1904, la faculté de musique de l’Université McGill a joui d’une croissance régulière au point d’être aujourd’hui l’école de musique la plus importante du Canada. La réputation de ses professeurs attire chaque année plus de 700 étudiants du Québec, du Canada et de l’étranger. On y présente environ 450 concerts et événements par année dans les salles Pollack, Redpath et Clara-Lichtenstein, et ses programmes de recherche sont reconnus parmi les plus dynamiques dans leur domaine respectif. Ses locaux sont situés dans un impressionant immeuble historique, le Pavillon de musique Strathcona (anciennement le Collège royal Victoria), nommé en l’honneur du Très Honorable Donald A. Smith, Lord Strathcona et Mont-Royal, chancelier de l’Université de 1889 à 1913.

Les critiques et le public soulignent de façon élogieuse la qualité des ensembles de la faculté. L’un de ceux-ci, l’Ensemble de musique contemporaine de McGill (McGill Contemporary Music Ensemble / CME) a été créé en septembre 1970 et a été placé sous les directions successives de Richard Lawton, Eugene Plawutsky et Bruce Mather. Il se consacre au répertoire des cent dernières années et accorde une place prioritaire à la création contemporaine. Il consiste en un groupe flexible d’une trentaine de jeunes musiciens qui donnent cinq concerts par année sous la direction de son directeur musical actuel, le compositeur et chef Denys Bouliane. L’ensemble crée tous les ans entre 10 et 15 oeuvres de jeunes compositeurs de McGill. Il est un laboratoire indispensable à la formation des créateurs et stimule les échanges avec les jeunes interprètes.

Le CME est rapidement devenu depuis quelques années l’un des ensembles étudiant les plus dynamiques au Canada. Il s’est distingué dans ses interprétations d’œuvres telles la Symphonie de chambre op. 9 et le Pierrot Lunaire de Schönberg (avec la soprano Ingrid Schmithüsen), les Concertos pour piano et violon de Ligeti (avec Marc Couroux, pianiste et Jonathan Crow, violoniste), le Concerto de Chambre de Berg op. 8 (avec la pianiste Brigitte Poulin et le violoniste Clemens Merkel), les Lieder eines fahrenden Gesellen de Mahler (dans l’instrumentation de chambre de Schönberg et avec la mezzo Michèle Losier), ainsi que dans plusieurs œuvres de Janacek, Stravinsky, Ives, Antheil, Mossolov, Copland, Barber, Varèse, Scelsi, Berio, Ustvolskaya, Messiaen, Carter, Feldman, Crumb, Takemitsu, Xenakis, Kagel, Kancheli, Denissov, Andriessen, Reich, Grisey, Vivier, Adams, A.Huber, Lindberg, Höller et Raskatov. Le compositeur et chef d’orchestre Walter Boudreau a également dirigé le CME à l’automne 2001 dans de brillantes exécutions de La Création du monde de Darius Milhaud et des Oiseaux exotiques d’Olivier Messiaen (avec la pianiste Kyoko Hashimoto).

Parmi les compositeurs de McGill (professeurs et étudiants) mentionnons entre autres les exécutions des oeuvres de Alcides Lanza, Brian Cherney, John Rea, Jean Lesage, James Harley, Sean Ferguson, Jason Jestadt, Elisabeth Dehler, Andriy Talpash, Ayal Adler, Anne Nikitin, Jason Pan, Nicole Lizée, Matthew Rizzuto, Scott Godin, Rose Bolton, Niklas Kambeitz, Justin Christensen, Justin Mariner, Eli-Eri Moura, Paul Frehner, Andrew Svoboda, Erik Nye, Patrick Levesque, John McCallum, Darren Fung, Christien Ledroit et Geoff Holbrook.

Les concerts présentés dans le cadre de MusiNovembre 1998 et MusiOctobre 1999 ont été diffusés par la Société Radio-Canada et la CBC.

Orchestre symphonique de Montréal (OSM)

Fondé en 1934, l’Orchestre symphonique de Montréal est l’un des principaux organismes culturels de la ville dont il porte avec fierté le nom. De la salle Wilfrid-Pelletier, située au cœur même de la ville, l’OSM rayonne dans tout le Québec et le Canada. Par ses tournées internationales et ses enregistrements, il est aussi devenu un ambassadeur jouant pleinement son rôle pour favoriser le rayonnement culturel et les échanges artistiques.Parmi les directeurs artistiques qui ont contribué à l’essor de l’OSM, citons Wilfrid Pelletier, Désiré Defauw, Igor Markevitch, Zubin Mehta, Franz-Paul Decker, Rafael Frühbeck de Burgos et, de 1977 à 2002, Charles Dutoit. L’excellence de l’OSM s’est trouvée confirmée de façon éclatante au cours de 37 tournées nationales et internationales.

L’OSM a réalisé 88 enregistrements, dont plus de 75 sous étiquette Decca/London et quelques-uns sous étiquette EMI, CBC et Philips. L’OSM a reçu pour ces enregistrements 47 prix, dont 24 prix internationaux. L’OSM devient ainsi, en décembre 1984, le premier ensemble classique canadien à se voir décerner un Disque de Platine pour des ventes au Canada de plus de 100 000 copies du Boléro de Ravel.

La reconnaissance de l’excellence artistique de l’Orchestre se poursuit. En avril 2003, l’Orchestre et le violoniste James Ehnes, sous la direction de Mario Bernardi remportaient le Juno du meilleur disque classique «catégorie grand ensemble ou soliste avec grand ensemble». Le prix récompensait l’enregistrement, sous étiquette CBC Records, des Concertos pour violon vol. II de Max Bruch. Quelques mois plus tard, le même disque recevait un Félix. Rappelons que l’enregistrement précédent de l’OSM et du violoniste James Ehnes avait gagné un Juno dans la même catégorie en 2002.

Kent Nagano deviendra le prochain directeur musical de l’Orchestre à compter de 2006. M. Nagano occupe dès maintenant la fonction de conseiller musical de l’Orchestre et dirige quatre concerts lors de la saison 2004-2005.

Réseaux

Réseaux, fondée à Montréal en 1991 par les compositeurs Jean-François Denis, Gilles Gobeil et Robert Normandeau, est la seule société de concerts au Canada vouée exclusivement à l’acousmatique (genre musical sur support diffusé sur un ensemble de haut-parleurs). Récipiendaire du prix Opus 2002 du «Diffuseur de l’année», décerné par le Conseil québécois de la musique, elle produit principalement une série bi-annuelle nommée Rien à voir. Avec la mise sur pied d’autres activités indispensables au développement de sa discipline — conférences, ateliers de diffusion, commandes d’œuvres, concerts d’initiation, événements «off», soutien à la relève — Réseaux se présente autant comme un producteur de concerts que comme un animateur de son domaine musical.

Société de musique contemporaine du Québec (SMCQ)

Avec ses concerts à Montréal, son volet jeunesse, son festival international Montréal/Nouvelles Musiques (depuis 2003), les radiodiffusions, les tournées en Amérique du Nord et en Europe, son concours de composition et plus de vingt enregistrements, la SMCQ entretient depuis sa fondation, ans un milieu fécond de créations, de commandes et d’interprétations magistrales de la musique contemporaine.

Fondée en 1966 par des personnalités éminentes du milieu musical, dont Serge Garant et Maryvonne Kendergi, la SMCQ est menée par des compositeurs pour les compositeurs; elle a connu, à ce jour, trois directeurs artistiques différents: les compositeurs Serge Garant (de 1966 à 1986), Gilles Tremblay (1986 à 1988) et Walter Boudreau depuis 1988. Grâce à son Ensemble, la SMCQ a toujours présenté à son public un large spectre de musique contemporaine. Actuellement dirigé par Walter Boudreau, l’Ensemble de la SMCQ est au cœur de la majorité des concerts de la saison et a interprété les œuvres de nombreux compositeurs dont celles de Boulez, Kagel, Stockhausen, Varèse, Xenakis, Garant, Vivier, Tremblay, Cage, Rea, Andriessen, Grisey, Boudreau, Messiaen, Bouliane, Scelsi, Reich ou Penderecki. Depuis quelques années, la SMCQ a développé un rôle de parrainage pour des solistes ou ensembles de chambre. Elle a aussi accepté de jeunes ensembles en résidence, comme le Quatuor de saxophone Quasar.

Chaque année, la SMCQ reçoit des artistes prestigieux ou à découvrir, solistes ou groupes renommés et présente les grands solistes canadiens, ainsi que les formations de chambre spécialisées dans le répertoire contemporain. La SMCQ a fréquemment joué un rôle de catalyseur de grands événements artistiques, en solo ou en coproduction avec plusieurs autres organismes culturels majeurs au Québec, Elle a commandé, créé et enregistré plusieurs œuvres essentielles du répertoire contemporain d’ici et d’ailleurs, ne fut-ce que dans le contexte de l’inouïe Symphonie du Millénaire. La SMCQ possède également une section «Jeunesse», depuis 1997, où six contes musicaux ont été créés.

Composer au présent!

La SMCQ vit au rythme effervescent de la création musicale depuis maintenant près de cinquante ans. Avec ses concerts réguliers, sa Série hommage, son Festival international et ses activités jeunesse, elle est à la fois une tribune pour les compositeurs d’aujourd’hui et une fenêtre ouverte sur la création pour tous.

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