Un quatuor à cordes «électriques»

2:15 pm — Round table featuring Yannick Plamondon & John Rea, animated by Walter Boudreau.

Molinari Quartet adds a new color to its sound by plugging in an electric current! Under its bows, sounds will be run through cables in a real-time process which will transform our listening experience.

Opening up a window on new tonalities

In the program, String quartet no 4 invites the audience to explore the malleability of the music, as composer Jonathan Harvey uses it to create, among other elements, musical shadings drawn from the original score. For Twenty Windows, Laurie Radford was inspired by his own window opening outwards onto twenty windows to compose a musical metaphor, revealing his own acoustic window consisting of forms and unique sound colorations. I

A creation in homage to Fernand Leduc’s artwork

On the creative side, Yannick Plamondon’s Aux premières lueurs pays tribute to Fernand Leduc’s artwork, by transposing the refinement of its colors onto the music. A sound echo through visual works seemingly to be predestined for the Molinari Quartet, as the group was formed in homage to artist Guido Molinari.

Round Table

Prior to the concert (2:15 pm), Walter Boudreau, Yannick Plamondon & John Rea will further evoke the links between music and visual art at a round table, where Aux premières lueurs will be discussed. After the concert, coffee and refreshments will be served.

Participants

Program

A Société de musique contemporaine du Québec production.

Molinari branché! (100 000 volts?)

Les nombreuses (et fructueuses) collaborations entre le Quatuor Molinari et la SMCQ remontent à 1986, si l’on considère son «ancêtre» le Quatuor Morency, ce dernier étant formé à l’époque de Denise Lupien (premier violon), Marcelle Mallette (second violon) remplacée en 1987 par Olga Ranzenhofer, Francine Lupien-Bang (alto) et Thérèse Motard (violoncelle), remplacée en 1986 par Christopher Best.

Denise et Francine Lupien ainsi que Olga Ranzenhofer et Christopher Best ont tous oeuvré dans l’ensemble de la SMCQ pendant de nombreuses années et comme on le sait, Olga Ranzenhofer — prenant la relève de Denise Lupien comme 1er violon — a par la suite fondé le Molinari en 1997 et poursuivi depuis avec son quatuor une carrière fulgurante, parsemée de nombreux prix et reconnaissances diverses, dont l’immense projet de l’intégrale des quatuors à corde de R. Murray Schafer, saluée, encensée et louangée par la critique ici comme à l’étranger.

Femme de projets «visionnaires», Olga Ranzenhofer a — dès les débuts du Molinari — mis le cap sur la création de nouvelles œuvres par un carnet impressionnant de commandes ainsi que sur la réalisation de méga projets, dont celui quatre derniers quatuors de Dmitri Chostakovitch, l’intégrale des quatuors à cordes d’Alfred Schnittke et plus récemment, son remarquable double concert marathon intitulé Le Quatuor selon la Seconde École de Vienne du 2 mars 2013. À cette occasion, le Quatuor Lafayette de Victoria (BC) s’était joint au Molinari pour interpréter les 13 quatuors à cordes des compositeurs Arnold Schönberg, Alban Berg et Anton Webern dans le cadre du Festival Montréal/Nouvelles Musiques (MNM).

Dans cette foulée «exploratoire» et ne reculant devant rien, le Molinari nous propose aujourd’hui 3 œuvres «branchées», toutes faisant appel aux technologies numériques de pointe de traitement du son, dont la création très attendue de Aux premières lueurs (2014) de Yannick Plamondon, la reprise de Twenty Windows de Laurie Radford commandée et créée par le Molinari en 2008 et du compositeur britannique Jonathan Harvey, String Quartet no 4 (2003).

Comme il est rafraîchissant de constater que cette vénérable institution qu’est la formation instrumentale du quatuor à cordes, trouve (encore) le moyen de se renouveler non seulement à travers un répertoire «actuel» — témoignant éloquemment de son époque —, mais également en intégrant à son immense palette sonore des possibilités encore insoupçonnées grâce au développement fulgurant de l’électroacoustique depuis les 25 dernières années.

«Branché(e) s», nous le serons tous et toutes cet après-midi, car, croyez-moi, le courant va passer!

Bon concert!

Walter Boudreau, novembre 2014

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