piano

«Ici tout est organisé, les rythmes, les sons, les intensités, les attaques et aussi la vitesse de déroulement des pièces.» Voilà le seul commentaire qu’on aura tiré du compositeur sur cette oeuvre. Créée par Garant lui-même l’année de sa composition, Asymétries n.1 sera reprise par Claude Hellfer au Domaine musical en 1965. Écrite dans un langage s’approchant de celui des Structures de Boulez, l’oeuvre peut être perçue par certains comme aride. Mais surtout, elle constitue encore, 40 ans après sa naissance, une douche froide nécessaire sur le dos trop bien huilé de nos canards musicologiques.

Vincent Collard

«Il est vrai que cette œuvre, comme toutes celles de cette période de la «série généralisée», soumet hauteurs, rythmes, intensités, attaques et tempi aux mêmes structures mathématiques, sans tenir compte des différences essentielles entre les «fonctions d’intégration» de la hauteur et de la durée et les «fonctions de coordination» de la dynamique et du timbre […]. Mais, au delà de ces ressemblances avec ces œuvres sérielles, on retrouve dans «Asymétries no1» […] une constance: l’utilisation des intervalles de neuvième (vertical et horizontal), comme si le compositeur voulait séloinger «au delà de l’octave», de la stabilité et du statisme qui lui est caractéristique, pour construire un monde sonore original dans lequel la présentation de la série des hauteurs par intervalles de neuvième dans des registres rapprochés ou éloignés fait entendre des sonorités dures et agressives, «sorte d’explosion nucléaire, bombardement d’atomes, réaction en chaîne contrôlée» commente le compositeur.

(Extrait de Serge Garant et la révolution musicale au Québec de Marie Thérèse Lefebvre)

Performances

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