8 saxophones and fixed medium

La première pièce pour quatuor de saxophones de Kristoffer Zegers, commandée par le quatuor Kohinor, a été très fréquemment interprétée. À la suite de ce succès, le November music international festival (Brabant, Hollande) demandait au compositeur d’écrire une nouvelle œuvre, cette fois pour huit saxophones. La première des deux œuvres s’intitulait Venlafaxine, du nom d’un antidépresseur que prenait Zegers au moment de la composition, celle-ci voulant rendre compte des effets de la médication.

Lorsque November music donna carte blanche à Zegers en l’incitant à écrire l’œuvre qu’il avait toujours voulu écrire, le mot Elektroshocks s’est imposé. Ce titre provocateur peut être compris de deux façons. Tout d’abord comme un clin d’oeil à sa première pièce pour saxophone, les électrochocs ayant été un autre traitement contre la dépression; on peut également le comprendre comme l’expression du désir du compositeur de mettre les auditeurs autant que les interprètes sur la chaise électrique, afin de leur donner un agréable choc…

Elektroshocks pour huit saxophones utilise le contrepoint, et se sert d’une esthétique minimaliste sans toutefois l’être réellement. Ici, chaque accord est différent du précédent, même s’il semble se répéter encore et encore.

Performance