piano

L’œuvre, qui s’inscrit en marge des grands courants musicaux du 20e siècle — notamment le sérialisme — est traversée du début à la fin par l’exotisme, ce qui n’est pas surprenant si l’on considère que Scelsi s’intéressa très tôt aux philosophies orientales. On peut lire, en tête de partition, cette brève description: «Une succession d’épisodes qui expriment alternativement le Temps — ou, plus précisément, le Temps en mouvement; et l’Homme, tel qu’il est symbolisé par les cathédrales ou des monastères, avec le son du “Om” sacré». Imposant littéralement son rythme à l’auditeur, l’œuvre lui fait prendre conscience du temps qui passe, lentement, mais sûrement. De là cet avertissement pour le moins surprenant: «Cette Suite doit être écoutée et jouée avec le plus grand calme intérieur. Que les agités s’abstiennent.».

Jean-Simon Robert-Ouimet [iii-12]

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