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violin, cello and piano

Premiere: April 5, 2000, Trio FibonacciLe Trio Fibonacci et Émilie Laforest, La Chapelle — scènes contemporaines, Montréal (Québec)

Le poisson qui avait vu son reflet est l’œuvre la plus ancienne à mon catalogue: j’avais 19 ans au moment de sa composition. Si j’ai choisi de la conserver, c’est qu’elle me semble tout imbibée de l’enthousiasme et de l’optimisme avec lesquels j’avais décidé de me lancer dans les études de composition. Non pas que je sois moins enthousiaste aujourd’hui, loin de là, mais je suis certainement devenu un peu plus sérieux, que ce soit une bonne ou une mauvaise chose.

C’est une pièce écrite de façon, somme toute, assez intuitive. C’est un rondo, une forme classique à laquelle j’avais envie de m’essayer. Il s’y trouve un foisonnement de techniques compositionnelles que j’utilisais toutes pour la première fois, certaines que j’allais ensuite m’acharner à développer pendant des années, certaines autres que j’abandonnerais définitivement. Il s’y trouve un foisonnement de techniques mais une unité de matériaux: une seule mélodie (oui-oui, une mélodie: que voulez-vous, il faut que jeunesse se passe…), sept ou huit harmonies. C’est une pièce écrite simplement, sans inhibitions, sans attentes, sans angoisse, par un moi-même que j’aimerais parfois retrouver…

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