flute and stereo fixed medium

Arr. Karlheinz Stockhausen, 1984

Integral/parent work: Samstag aus Licht, Nr 51-54

À Kathinka Pasveer

L’œuvre est dédiée à la flûtiste Kathinka Pasveer. La version originale pour flûte et six percussions constitue la deuxième scène de Samedi de Lumière (1981-1983), deuxième opéra du cycle, jour de Saturne traitant de la mort et de la figure luciférienne. L’accompagnement électronique de la version de concert a été réalisé à l’IRCAM en 1983 et 1984.

Selon Stockhausen, ce chant vise à protéger l’âme défunte des tentations et à la mener à la clarté de conscience, à travers des exercices musicaux devant être écoutés régulièrement et attentivement pendant les 49 jours suivant la mort physique. À ces exercices s’adjoignent des pensées sur lesquelles l’âme se concentre au fil du processus. Cette démarche libératrice s’effectue en six étapes correspondant aux six grandes sections de l’œuvre:

  • Salut
  • 2 X 11 exercices et 2 pauses en 24 stades
  • La libération des sens: goût (4ème sens), vue (1er sens), toucher (5ème sens), odorat (3ème sens ), pensée (6ème sens), ouïe (2ème sens)
  • Sortie
  • Les 11 sons de trombone
  • Le Cri

Les 2 X 11 exercices musicaux sont basés sur l’expansion par 22 de la formule de Lucifer sur Mi. Les exercices sont annoncés par un signal de la flûte sur le Fa aigu. Les six sens mortels sont représentés par les six pistes de musique électronique diffusées autour de l’audience.

Le Chant de Kathinka est exécuté par une chatte-flûtiste noire, incarnation animale de Samedi. Au fil de l’œuvre, elle chante avec la voix et la flûte et elle évolue en des attitudes rituelles autour de deux mandalas géants sur lesquels sont inscrits les 2 X 11 exercices musicaux et 2 pauses en 24 stades.

Marie-Hélène Breault [x-08]

Performances

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