2 distanced clarinets (rin gong)

Commission: SMCQ

Premiere: January 30, 2022, Simon Bertrand, Jean-Guy Boisvert, clarinet, rin gong • Carnet de voyages — Portrait de Simon Bertrand, Montréal (Québec)

À Guy Boisvert, loyal collaborateur, ami et compagnon de mes années parisiennes

I always hated categories. Never thought it had any place in music. — Miles Davis

Cette pièce ne se veut pas «jazzée», en tout cas pas selon certains clichés dans lesquels on enferme parfois le jazz… J’en ai cependant longtemps joué et il demeure une partie importante de ma vie. J’ai aussi pour les musiciens de jazz une admiration sans borne, car ils n’ont pas, comme dans la composition écrite, le loisir de revenir en arrière lorsqu’ils improvisent. Quant au blues, je me suis rendu compte pendant mes voyages que d’une certaine manière, il existe sous des formes variées dans plusieurs pays. Lorsque je me suis rendu avec sept collègues compositeurs à Shanghai en 2008, dans le cadre du projet SMCQ/Présences/Shanghai Spring Festival, nous avons assisté à une présentation d’une grande spécialiste de la musique folklorique chinoise qui nous a chanté quelque chose de bouleversant, et qui ressemblait tellement à une sorte de blues que Walter Boudreau s’était exclamé «Mais… c’est presqu’un blues!». J’ai toujours tenté, et s’il y a quelque chose qui reste de mes années de jazz dans ma musique, c’est bien cela, de garder dans certaines de mes œuvres un côté parfois improvisé et spontané. Évidemment, lorsqu’on est clarinettiste et qu’on écrit pour la clarinette, difficile de ne pas penser aussi à Mozart, Debussy ou Stravinsky

[i-22]

Performance