Comité artistique

Directeur artistique: Walter Boudreau

«Enfant terrible» de la musique contemporaine au Québec, le compositeur et chef d’orchestre Walter Boudreau a signé à ce jour plus de soixante œuvres pour diverses formations en plus d’un bon nombre de partitions pour films, théâtre et ballet. Connu du grand public par ses collaborations avec le poète Raôul Duguay au sein de l’Infonie dans les années 1970, il a rapidement fait ses marques dans le milieu de la musique «sérieuse» après avoir étudié avec Gilles Tremblay, Bruce Mather et Serge Garant, puis suivi des stages auprès de Kagel, Stockhausen, Ligeti, Messiaen, Xenakis et Boulez.

Boudreau agissait depuis plusieurs années à titre de chef d’orchestre occasionnel pour la Société de musique contemporaine du Québec (SMCQ) quand, en 1988, il en est nommé directeur artistique. Dès ses premières années, il propose des programmes d’un éclectisme nouveau, et initie des projets uniques qui contribueront à ancrer l’institution dans le milieu culturel. Mentionnons la monumentale Symphonie du Millénaire (2000), la mise en place du festival international biennal Montréal/Nouvelles Musiques (MNM, 2003), ou encore la Série hommage pour nos compositeurs (2007).

À travers ces activités, Walter Boudreau n’a jamais cessé d’être productif comme compositeur, cumulant les commandes de tous horizons — dont le très remarqué Concerto de l’asile, écrit pour le pianiste Alain Lefèvre et l’Orchestre symphonique de Montréal (2013). Récipiendaire de nombreux prix prestigieux, son apport à la fois comme compositeur et directeur artistique a été maintes fois salué. Il était récemment nommé Chevalier de l’Ordre national du Québec.

«Imaginez un croisement entre Xenakis, Frank Zappa et Pierre Boulez… L’énergie brute du premier, l’étrangeté iconoclaste du second et la construction serrée du troisième… Nervosité, électricité, puissance, souffle, complexité jusque dans le microcosme: voilà le Walter Boudreau de L’odyssée du soleil et de Demain les étoiles. Ajoutez-y l’irrévérence complice du poète Raoul Duguay pour obtenir Golgot (h) a

Sandeep Bhagwati

Sandeep Bhagwati est compositeur, directeur de théâtre et artiste médiatique récipiendaire de nombreux prix. Il a étudié au Mozarteum de Salzboug (Autriche), à l’Institut de Coordination Acoustique / Musique IRCAM Paris (France) et a obtenu un Diplôme en composition de la Hochschule für Musik und Theater München (Allemagne). Ses «comprovisations» en tous genres (incluant 6 opéras) ont été jouées par des musiciens de renoms dans des salles réputées et dans des festivals à travers le monde. Il a été le directeur de festivals internationaux de musique et de projets d’échanges interculturels entre des musiciens indiens et chinois et des ensembles de musique contemporaine renommés. Il a été professeur de composition à l’université Karlsruhe, et compositeur en résidence à l’IRCAM (Paris), au Centre pour les arts et les médias ZMK (Karlsruhe), avec l’Orchestre Beethoven de Bonn, à l’Institut pour la musique électronique (Graz), au CalArts de Los Angeles, à l’Université Heidelberg et au Conservatoire Tchaikovsky de Moscou. Il a également été professeur invité à l’Université Heidelberg en 2009. En tant que chaire de recherche du Canada pour les Arts Inter-X à l’Université Concordia (Montréal) depuis 2006, il dirige présentement le matralab, un centre de recherche / création pour les arts interculturels et interdisciplinaires. Son travail actuel se concentre sur la «comprovisation», les esthétiques intertraditionnelles, l’esthétique de l’interdisciplinarité, le théâtre gestuel, le théâtre sonique et les partitions interactives (visuelles et non-visuelles). De 2008 à 2011, il était également le directeur d’Hexagram Concordia, un centre de recherche-création pour les arts médiatiques avec une faculté comprenant 45 artistes-chercheurs, et doté de vastes installations à la fine pointe de la technologie.

Nicolas Gilbert

Nicolas Gilbert (né en 1979) a étudié la composition et l’analyse au Conservatoire de musique de Montréal, auprès de Michel Gonneville et de Serge Provost, ainsi qu’à l’université McGill, auprès de John Rea. Son catalogue comprend une trentaine d’œuvres de musique de chambre, de musique vocale et de musique orchestrale qui ont été entendues dans le cadre de séries de concerts et de festivals dans plusieurs pays d’Amérique, d’Europe et d’Asie. Le Conseil Québécois de la musique lui a décerné en janvier 2006 le Prix Opus de la Découverte de l’Année. Sa musique a par ailleurs été primée dans le cadre de concours internationaux (Pologne 2006 et Estonie 2003) et du Concours des jeunes compositeurs de la SOCAN (Canada, 2004, 2005, 2007). Depuis 2000, il a reçu de nombreuses bourses des conseils des arts du Québec et du Canada ainsi que du Fonds Québécois de Recherche sur la Société et la Culture. Sa musique est jouée par des ensembles tels que l’Ensemble Contemporain de Montréal, le Nouvel Ensemble Moderne, le Trio Fibonacci, Quasar, Constantinople, Bradyworks, Continuum (Toronto), Kaida (Amsterdam), ICE (Chicago), l’Orchestre Symphonique de Vancouver, l’Orchestre de la Radio Polonaise, l’Orchestre Symphonique National d’Estonie et par de nombreux solistes tels que Matt Haimovitz, Benjamin Carat (Lyon), Janice Jackson (Halifax) et Thomas Piercy (New-York). Nicolas Gilbert a été artiste en résidence à la radio de Radio-Canada pour l’année 2006, compositeur résident à la Chapelle historique du Bon-Pasteur de Montréal de 2003 à 2005 et président de la société de concerts Codes d’accès de 2002 à 2004.

André Hamel

Compositeur instrumental et électroacousticien, André Hamel a abordé la musique par le rock. Au début des années 80, il entreprend des études en composition à l’Université de Montréal sous la direction de Serge Garant, puis de Michel Longtin avec qui il termine sa maîtrise en 1993. Les musiques d’André Hamel ont été entendues à Montréal, Toronto, Bruxelles et Sofia (Bulgarie). La plupart de ses œuvres ont été diffusées sur les ondes de Radio-Canada. En 1985, Hamel a été l’un des fondateurs de la Société des Concerts alternatifs du Québec (aujourd’hui Codes d’accès), dont il fut président de 1987 à 1990. Préoccupé par l’espace physique du son, Hamel se passionne également pour «l’espace culturel et historique». Au fil de ses créations, André Hamel a développé un concept musical qu’il nomme polyréalité ou métamusique, où il entend faire cohabiter des éléments musicaux n’ayant que peu ou pas de lien entre eux. Il est membre du collectif de compositeurs Espaces sonores illimités (ESI) et fut un des 19 compositeurs de la Symphonie du Millénaire. En 2000, le Conseil des Arts du Canada lui attribuait le Prix Joseph S. Stauffer. André Hamel a été jusqu’en décembre 2003 compositeur en résidence à la Maison du Québec à New York.

Analía Llugdar

Née en Argentine en 1972, Analia Llugdar a effectué des études supérieures à l’Université Nationale de Córdoba, à l’Université Laval, puis à l’Université de Montréal où elle termine actuellement son doctorat auprès de Denis Gougeon. Plusieurs de ses œuvres ont été entendues en Europe et au Québec par des ensembles tels que le Nouvel Ensemble Moderne, l’Ensemble Contemporain de Montréal, le Duo Prémices, l’Orchestre Symphonique de Laval, le Trio Fibonacci, l’ensemble de flûte Alizé, et Les enfants terribles (concert Codes d’Accès). Certaines de ses œuvres ont été sélectionnées pour représenter le Canada dans la 52ème Tribune Internationale des Compositeurs (2006), lors des «Journées Mondiales de la Musique Zagreb 2005», et des «Journées Mondiales de la Musique Hong Kong 2007». Au cours de sa carrière de compositrice, elle a remporté plusieurs prix, notamment de l’Orchestre de l’Université de Montréal, de la SOCAN, de CBC Radio-Canada. des Jeunesses Musicales du Canada et du Conseil des Arts du Canada. Plus récemment, elle a reçu une mention au Prix Jules Léger 2006 et elle a remporté le Prix de Musique Contemporaine Québec-Flandres 2007. Toujours soucieuse de la réalité contemporaine de l’homme, Analia Llugdar s’attache à une musique caractérisée par une recherche minutieuse des sonorités et des harmonies qui traduisent à la fois un discours engagé et une subtile critique artistique du monde actuel. Même si ce témoignage artistico-musical devient plus évident dans les œuvres inspirées de textes littéraires, les pièces plus abstraites gardent intimement ce même compromis.

Maxime McKinley

Né en 1979, Maxime McKinley a obtenu le Prix avec grande distinction du Conservatoire de musique du Québec à Montréal, où il a étudié la composition avec Michel Gonneville, et termine actuellement un doctorat en composition sous la direction d’Isabelle Panneton, à l’Université de Montréal. Il a également étudié à Paris auprès du compositeur Martin Matalon. Ces dernières années, ses œuvres ont été interprétées, entre autres, par le Camerata de las Américas, l’Esprit Orchestra de Toronto, New Music Concerts, le Toronto Symphony Youth Orchestra, Clavecin en concert, l’Orchestre de la francophonie canadienne, l’Ensemble contemporain de Montréal et le Trio Hochelaga. Ses œuvres ont été interprétées au Québec, ailleurs au Canada, en France et au Mexique, en plus d’être radiodiffusées sur les ondes de CBC Radio Two et d’Espace Musique de Radio-Canada. Maxime McKinley a reçu de nombreuses distinctions, dont cinq prix au concours national de la SOCAN. Il a aussi été sélectionné pour participer au Young Composers Program du Centre national des arts et à la tournée pancanadienne Génération 2006 de l’Ensemble contemporain de Montréal. Il a obtenu diverses bourses pour ses travaux, notamment du Conseil des Arts du Canada, du Conseil des arts et des lettres du Québec et de la Faculté des études supérieures de l’Université de Montréal. Il a publié des textes dans diverses revues, dont Circuit et Le Quartanier.

Pierre Michaud

Né en 1974 au Nouveau-Brunswick, Pierre Michaud est professeur adjoint en composition à la Faculté de musique de l’Université de Montréal. Il détient un doctorat en composition de l’Université de Montréal et a effectué des études complémentaires au conservatoire slovaque Jan Levoslav Bella, à l’Université de Moncton, à l’Université Mount-Allison et à l’Institut de coordination acoustique/musique (IRCAM) à Paris dans le cadre de stages professionnels. Les œuvres de Pierre Michaud ont été entendues dans le cadre de séries de concerts et de festivals dans plusieurs villes au Canada, en Amérique centrale, en Asie et en Europe. Notons parmi les interprètes: le Quatuor Bozzini, l’ensemble de la Société de musique contemporaine du Québec (SMCQ), Susan Narucki, le Shanghai Symphony, le Winnipeg Symphony, le CBC Radio Orchestra, les Solistes de chambre de Bratislava. Sa musique a fait l’objet de diffusions nationales sur les ondes de la Radio d’État slovaque, de CBC Radio Two et d’Espace musique.

Cléo Palacio-Quintin

Musicienne polyvalente, la flûtiste Cléo Palacio-Quintin se consacre à une démarche artistique originale allant de l’improvisation à la composition, en passant par l’interprétation. Toujours à la recherche de nouveaux moyens d’expression, elle participe à de nombreuses premières, à des performances multidisciplinaires improvisées, et compose des œuvres instrumentales et électroacoustiques pour différentes formations. L’intégration des nouvelles technologies prend une place primordiale dans son travail de création. Diplômée en interprétation de l’Université de Montréal en 1997, elle poursuit ensuite des études en composition en Argentine, puis s’établie en Hollande pendant près de quatre ans où elle se spécialise en électroacoustique et développe son hyper-flûte. Branchée à un ordinateur à l’aide de capteurs électroniques, cette nouvelle flûte permet à la compositrice de créer des univers sonores électroacoustiques. Au cours des dernières années, ses œuvres ont été présentées dans plusieurs pays d’Europe et d’Amérique, interprétées par elle-même ou par divers ensembles. Cléo Palacio-Quintin a bénéficié de l’appui du Conseil des arts et des lettres du Québec et du Conseil des arts du Canada à plusieurs reprises. Elle débute présentement un doctorat en composition à l’Université de Montréal en collaboration avec le département Music Technology de l’Université McGill, grâce à une bourse du Fonds québécois de la recherche sur la société et la culture.

Serge Provost

Serge Provost a fait ses études musicales au Conservatoire de musique du Québec à Montréal, principalement dans la classe de Gilles Tremblay, puis au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, dans la classe de Claude Ballif. Il a également été stagiaire au cursus de composition de l’IRCAM en 1995-96. Ces dernières années, on a pu entendre plusieurs créations de Serge Provost, dont L’Adorable verrotière — mention spéciale du jury au Prix Italia 1993 -, La Cloche du temple, pièce imposée au Concours international de musique de Montréal, ainsi que Le Vampire et la Nymphomane, œuvre qui lui a mérité le prix Opus 1997 du Conseil québécois de la musique dans la catégorie «Création de l’année». Serge Provost est professeur de composition et d’analyse musicale au Conservatoire de musique du Québec à Montréal.

Ana Sokolović

Ana Sokolović est née à Belgrade, Serbie en 1968. Elle a étudié la composition auprès de Dusan Radic à l’Université de Novi Sad, avec Zoran Eric à l’Université de Belgrade, puis a obtenu une maîtrise avec José Evangelista à l’Université de Montréal. Son répertoire comprend des œuvres pour orchestre, pour voix et plusieurs œuvres de musique de chambre. Elle a également composé de nombreuse musiques de scène. En 1995 et 1998, Ana Sokolović a été trois fois lauréate du Concours des jeunes compositeurs de la SOCAN. En 1999 elle a obtenu le premier prix du concours des jeunes compositeurs de Radio-Canada dans la catégorie musique de chambre, ainsi que le grand prix toute catégorie. En 2005, Ana Sokolović a obtenu le prix Joseph S. Stauffer du Conseil des Arts du Canada, en 2007 le prix Opus pour le compositeur de l’année, et en 2008 le prix Jan Matejcek de la SOCAN pour la présence exceptionnelle de la musique de concert pour l’année écoulée. En décembre 2009 elle a reçu le Prix du Centre national des Arts à Ottawa qui comprennent commandes, résidences et enseignement pour les cinq prochaines années. Son premier opéra The Midnight Court, crée par la compagnie The Queen of Puddings Music Theatre Co. en 2005, avait sa création européenne en été 2006 à Royal Opera House à Londres. Ana Sokolović enseigne présentement la composition à l’Université de Montréal. En 2011-12, la musique d’Ana Sokolović est au cœur d’une centaine d’événements et concerts, dans le cadre de la Série hommage initiée par la Société de musique contemporaine du Québec.