André Pappathomas

  • Interprète

En travaillant comme bassiste dans les années 1980 auprès de musiciens du rock et du free jazz, André Pappathomas a développé un intérêt croissant pour le jeu en direct et le dialogue instrumental, en plus d’élargir sa vision de l’harmonisation. En 1991, sa collaboration avec l’éléctro-acousticien Pierre Dostie l’a amené à élaborer ses premières compositions, à partir d’instruments à cordes inventés, en cherchant dans le son la matière première de l’inspiration. Avec le désir de faire converger ces expériences de composition, d’improvisation et d’exploration sonore, il a composé ses premières pièces vocales et fondé en 1993 l’Ensemble Mruta Mertsi pour les interpréter. Parallèlement, il a commencé à explorer, avec les choristes, une méthode d’improvisation contrôlée et découvert un potentiel insoupçonné dans cette forme d’expression musicale. Invité à partager cette technique avec des ensembles vocaux d’ici ou d’ailleurs, il a conçu de nombreux concerts et installations sonores (Clairière art et nature en 2012, Festival international de musique actuelle de Victoriaville en 2010, Festival des musiques de création à Jonquière en 2009, événement Point de fuite au Musée des beaux-arts du Québec en 2008, Coup de cœur francophone en 2006, événement Dix ans, dix pays, dix chœurs, dixième anniversaire des Journées de la culture à la Place des Arts en 2006, etc.) En tant que compositeur, concepteur et metteur en scène, André Pappathomas a travaillé avec plusieurs artistes d’autres disciplines: arts visuels, théâtre, littérature et surtout plus de 35 chorégraphes-interprètes qui ont collaboré aux nombreuses éditions de Chœur et chorégraphes (Sylvain Émard, Lina Cruz, Guylaine Savoie, Dave St-Pierre, Frédérik Gravel, Louise Bédard, Mariko Tanabé, Harold Rhéaume, Sarah Williams, Pierre-Paul Savoie…). «Pappathomas fait preuve d’une imagination débordante. Car il faut avoir de l’imagination pour obtenir de tels résultats, pour ainsi conduire des interprètes à réconcilier des grandes mélodies aux séquences les plus atonales, à faire contraster les époques du baroque au contemporain, à souder les grandes traditions vocales, de l’européenne à la tibétaine, à faire cohabiter le déterminé et l’aléatoire.» — Alain Brunet, La Presse

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