Le petit livre des Ravalet

  • 16 mai 2016
    19h00
Usine C
1345, avenue Lalonde (entre de la Visitation et Panet, une rue au sud d’Ontario)

Une expérience musico-théâtrale aux échos sonores intemporels

Suivi d’une discussion.

Instruments anciens, bande magnétique, chanteurs et comédiens se partagent la scène pour présenter Le petit livre des Ravalet, opéra parlé mis en musique par John Rea sur un texte de Mignolet Brochocka. Une mise en scène signée Denis Marleau et Stéphanie Jasmin relatant une véridique histoire d’amour tragique entre un frère et une sœur. Des œuvres contemporaines teintées de musique ancienne complètent ce programme intemporel qui plonge le public dans un voyage à travers les arts et les siècles.

Participants

Programme

Coproduction SMCQ / Ubu compagnie de création

Mot du directeur artistique

La machine à voyager dans le temps du professeur Rea…

Dans la poursuite de notre périple à travers l’œuvre de John Rea, cette fois le compositeur va nous entraîner dans une tragique aventure qui se situe dans la France du XVIe siècle avec Le petit livre des Ravalet, initialement destinée à la diffusion radiophonique.

La reprise en concert de cette musique présentait d’une part pour Stéphanie Jasmin et Denis Marleau de la compagnie UBU la recherche d’une délicate approche scénique et d’une création visuelle tendues entre passé et présent pour faire entendre l’histoire lointaine d’un couple amoureux et maudit, et d’autre part, d’une réécriture de la partition pour d’autres instruments «anciens», les originaux n’étant plus disponibles.

Nous nous sommes donc tournés vers l’ensemble Les Plaisirs du clavecin de Gatineau pour ce faire et grâce à la complicité de Vincent Lauzer — multi-instrumentiste et spécialiste en la matière — une nouvelle version a été produite par John Rea et c’est précisément celle que nous entendrons en « création » ce soir.

Le « Post-Modernisme» du compositeur y brille de tous ses feux et il est intéressant de « voir » (et surtout d’entendre…) à quel point il réussit à amalgamer des icônes musicales venant d’un lointain passé à un langage « moderne », et ce, dans un exercice de haute voltige transcontextuelle ! En guise de « préludes » adaptés à cette œuvre singulière, quatre pièces assumeront une sorte de mise en contexte de ce concert, dont Per tropo fede talor se perigola (anonyme, XIVe siècle), la Toccata Céleste de Rea pour clavecin solo interprétée par Mark Edwards, l’arrangement de Jérôme Blais pour soprano, flûte en sol et clavecin du chant traditionnel hébreu Yiddish Dremlen Feygl Oyf Di Tsvaygn avec la soprano Suzie LeBlanc comme soliste et finalement, les Twelve miniatures de Harry Somers pour mezzo, flûte à bec soprano, viole de gambe et épinette, avec cette fois Marie-Annick Béliveau comme soliste.

Ce voyage dans le temps, nous l’entreprendrons donc avec la machine de John Rea qui, encore une fois, nous réservera des surprises à chaque tournant, et ce, pour notre plus grand plaisir !

Bon concert et (encore et toujours…) bonne continuation de la Série hommage.

Walter Boudreau, 33 mai 2016