flûte, clarinette, violon, violoncelle et piano

À Eldritch Priest et John Mark Sherlock

«Mon malaise face au sérieux, face à la «bonne peinture». Peut-être aussi le hasard, l’innocence, et bien sûr et les diverses sortes de soulagement que procure le spectacle de l’absurdité. Tout cela compte, je pense, bien plus dans ma décision de choisir des fragments de la culture de masse, que l’évident aspect humaniste, le fait de se sentir politiquement responsable.» — Larry Rivers, peintre

Dans cette pièce, j’ai en quelque sorte voulu me représenter métaphoriquement encadré par de tout aussi symboliques représentations des mythes de l’Amérique du Nord. Au carrefour éclectique de la foi, du théâtre du bien et du mal, de la technologie des vastes ensembles sociaux et de leurs célébrations, je me suis vu affrontant les courants parfois contraires de la raison et de l’intuition.

C’est sous une lumière au néon soufflé par des systèmes ne s’adressant pourtant qu’à la part la plus stupide de mon individu, sous ces phares de la consommation et du crétinisme, que je me suis en quelque sorte entrevu comme transfiguré. Une intégrité momentanément retrouvée due aux égards de mon imaginaire? Chose certaine, je me retrouvai devant les paradoxes de mon existence se déroulant lentement, somptueusement sur un écran intérieur.

En définitive, rien ne m’avait été enlevé, et il était encore possible d’être entier, de s’appartenir.

  • Partition disponible auprès de CMC, Région du Québec.
  • Enregistrement: disponible au bureau de la SMCQ

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