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soprano, quintette à vent, quatuor à cordes et percussions

À Dino Oliveri

«Le mot «créer» sous-entend le mot cri, une sorte de besoin existentiel de dire quelque chose qui habite un individu»

Claude Vivier

C’est au-dessus d’un statisme agité que se déploie la pièce Bouchara. Cette stabilité mouvante laisse libre cours au développement de la ligne vocale, par endroits délicieusement mélodique, par endroits résolument psalmodique. Un lent prologue avec une instrumentation réduite met la table pour la seconde partie, plus lyrique, plus dense du côté de l’écriture instrumentale. L’utilisation de gongs balinais et chinois donne à cette section centrale des couleurs de rituel, un rituel qui se termine à la troisième et dernière partie par un appel: la répétition du même intervalle à la voix.

Une partie de la beauté de cette cérémonie réside dans l’utilisation d’un langage inventé par Vivier. Elle est donc empreinte de mystère et parle directement à l’âme d’un sujet que, peut-être, l’esprit ne peut comprendre. Il n’en communique pas moins quelque chose d’essentiel, le «cri existentiel» de Vivier, peut-être.

[viii-07]

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