violon, 2 cors et cordes

Dans Corale (Chemins VI) les aspects évidents, tout comme ceux plus dissimulés de ma Sequenza VIII sont élargis et développés par l’utilisation d’un violon solo, d’un orchestre à cordes et de deux cors. La partie de violon solo dans Corale est basée principalement sur Sequenza VIII. Bâtie autour de deux notes toujours présentes, je décris Corale comme quasi una passacaglia. Les deux notes (la et si) servent de limites au déroulement très diversifié et soigneusement travaillé de la pièce, celle-ci démontrant une régularité d’expression caractérisée par un développement mélodique et polyphonique exubérant et par d’extrêmes accélérations.

Alors que toutes mes autres Sequenzas sont en fait des développements de caractéristiques propres aux instruments, Sequenza VIII — et donc Corale — sert une vision historique de l’instrument, plus large et plus complète. La composition de cette œuvre a été pour moi le paiement d’un tribut au violon, que j’ai toujours considéré comme le plus subtil et le plus complexe des instruments. J’ai étudié le violon alors que j’étudiais déjà le piano et avant que je ne commence la clarinette (mon père voulait que j’apprenne tous les instruments), et j’ai toujours gardé pour cet instrument une affection spéciale, peut-être aussi mêlée de sentiments plus pénibles (probablement parce que j’ai commencé mes études de violon beaucoup trop tard, à 13 ans). Les changements harmoniques de l’orchestre sont initiés par la soliste: ils révèlent et renouvellent constamment l’image du soliste, qui apparaît ainsi dans le miroir de sa propre vie harmonique. Corale, écrit en 1981, est dédié à Maja et Paul Sacher.

Exécution

Enregistrement

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