chœur mixte, 3 synthétiseurs et 2 percussions

Création: 20 avril 1990, Concert 197 [Vivier], Salle Claude-Champagne — Université de Montréal, Montréal (Québec)

«j’ai toujours voulu mourir d’amour
mais comme c’est étrange cette musique qui ne bouge pas»

Claude Vivier, extrait de la partition

C’est au cours de son dernier séjour à Paris que Vivier compose l’œuvre prophétique Crois-tu en l’immortalité de l’âme?, qu’il laissera inachevée. Au-dessus de la musique, une voix se détache. Plus terre à terre que dans les autres œuvres de Vivier, désarmante par le ton neutre employé pour décrire un moment pourtant tragique, comme si la Mort, souvent présente dans les autres œuvres de Vivier, était approchée ici avec résignation, voire sérénité: «alors sans autre forme de présentation, il sortit de son veston noir foncé acheté probablement à Paris un poignard et me l’enfonça en plein cœur.» C’est sur ces mots que l’œuvre s’éteint, brusque, comme un point d’interrogation. Dans les notes de composition de Vivier, on trouve une réponse peut-être apaisante: «Er sagte ‘Glaubst du an die Unsterblichkeit der Seele’ – ‘Ja’ sagte ich», c’est-à-dire «Il dit ‘Crois-tu en l’immortalité de l’âme’ – ‘Oui’, dis-je».

Martine Rhéaume [viii-07]

Exécutions

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