sopranos, ténor, récitante, chœur de chambre et orchestre

Le compositeur qui se décrit comme étant une sorte d’anarchiste, n’hésite pas à utiliser toute une quincaillerie propre à la musique pop: guitares électriques, synthétiseurs, batterie de jazz, cuivres et saxophones. Écrite de 1984 à 1988, l’œuvre se déroule dans un contexte de théâtre musical hérité des jeux médiévaux. La musique d’Andriessen est saisissante par sa force hypnotique. Le contenu philosophique, véhiculé par une dramaturgie peuplée de personnages historiques, traite des limites de la rationalité et de l’idéalisme scientifique, religieux, artistique et politique. La présentation de De Materie prépare l’entrée dans le XXIe siècle d’un monde musical éclaté, dont les composantes peuvent être unifiées grâce au génie de créateurs tel qu’Andriessen.

Le troisième mouvement, intitulé De Stijl et interprété ce soir, est inspiré par l’œuvre de Mondrian. La richesse de l’écriture rythmique conjugue les rythmes irréguliers de Stravinski, le swing des big band jazz, les cellules répétitives harmonisées comme des klaxons (clarinettes, saxophones…) de Steve Reich et les figures pianistiques boogie-woogie des pionniers du rock’n’roll.

Exécutions

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