4 percussions

Les vers écrits par Nicolaus Hubert en préface à son Herbstfestival (pour quatre percus-sionnistes), annoncent habilement les qualités suggestives de son œuvre:

… and every now and then you hear
a hiss in an empty field…
these are the winds blowing
through the thicket of branches and twigs…
Friedrich Hölderlin (1770-1843)

Le point de départ de l’œuvre, selon Huber, est un paysage d’automne insistant bien qu’insaisissable: «lorsque le compositeur essaie de saisir les sons délicats, tendres et presque inaudibles de la nature, ils ne sont jamais comparables à sa vision musicale. Le compositeur transforme alors la nature en art et crée un paysage musical de roche, bois, métal et mouvement, résultat de ce qu’est le son».

Herbstfestival, explique le compositeur, se divise en vers comme un poème. «Les groupes de vers sont organisés de manière à ce que, en dépit des séquences logiques de juxtapo-sitions de couleurs, ils deviennent opaques. La taille des vers n’étant pas proportionnelle à leur densité, la croissance de l’intensité résulte de la conduite des voix polyphoniques qui, à leur sommet, deviennent monochromatiques. La structure de l’œuvre (un long crescendo de 19 minutes), fluide, favorise la transformation de la distance en une expérience d’intimité musicale. L’œuvre n’annonce pas spectaculairement son expérience sonore: elle requiert une écoute ouverte et détendue, mais en même temps prudente et affirmative.» Herbstfestival a été composée en 1989 suite à une commande de Bernhard Wulff et l’état de Baden-Wrüttenberg, et a été créée à Freiburg en octobre de la même année.

A Deruchie [traduction française: N Pascal, ii-07]

Exécution

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