quatuor de saxophones, ensemble de percussions et support

En trois mouvements

Ce titre est en même temps une description onomatopéique du début de la pièce et un jeu de mots se référant aux deux ensembles pour lesquels l’œuvre a été écrite, soit l’ensemble de percussions Kroumata et le quatuor de saxophones Rascher. Le rythme de la pièce, incontournable, évoque le passé rock du compositeur, en même temps qu’une réaction inhérente à ce genre, devant ce qui semble compassé dans la musique dite «sérieuse».

La place des musiciens est clairement inscrite dans la partition: les saxophonistes au centre, les percussionnistes en demi-cercle autour d’eux, les hauts-parleurs formant un autre demi-cercle à l’arrière. La bande permet d’étirer le registre des instruments acoustiques et de créer un nouveau mur acoustique.

Nilsson s’amuse ici avec les conventions: ce sont les percussionnistes qui jouent la «mélodie», alors que les saxophonistes «donnent la mesure». La pièce, en trois mouvements de diverses caractéristiques, renvoie mentalement à différents endroits de notre Terre. Le patron complexe du premier mouvement évoque la ville européenne; le rythme des congas donne une couleur africaine au second mouvement, alors que le finale, ponctué des ritardandos du xylophone, nous amène quelque part en Asie.

(Textes de Hans-Gunnar Peterson (2000) et de Stig Jacobson)
(Caprice Records CAP 21441)

Exécution

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