flûte, clarinette, piano, percussions, violon et violoncelle

Lumpengalerie, qui pourrait être traduit littéralement par «galerie de chiffons», fait référence à une œuvre construite de musiques d’occasion, c’est-à-dire de musiques déjà utilisées dans divers contextes pouvant aller de la rue à la salle de concert. Ces musiques, bien que récupérées, ont toutefois une certaine valeur: présentées dans une «galerie», elles sont organisées pour attirer le regard du promeneur, un peu à la manière des musiciens de rue qui ont pour principal défi d’intéresser les gens jusqu’à ce qu’ils laissent quelques pièces.

Ponctuée d’allusions à des musiques connues, Lumpengalerie explore cette manière de captiver l’attention des auditeurs sans pour autant aller jusqu’à l’emploi de citations directes. Par ces nombreuses allusions, l’œuvre crée des liens entre des musiques d’horizons extrêmement variés, de la musique composée à la musique improvisée, de la musique de concert à la musique populaire, de musique ethniques d’Europe et d’Ouest à des musiques de pays imaginaires.

La partition laisse aux musiciens une certaine liberté: ceux-ci - et plus particulièrement le piano et les percussions — sont en effet invités à s’écarter légèrement du texte écrit, guidés par la spontanéité de leur esprit inventif. L’œuvre réserve à tous de nombreuses surprises, y compris même au compositeur…

Manfred Stahnke [traduction française: N Pascal]

Exécution

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