piano

Commande: Fernando Puchol, avec l’aide du CAC

Pourquoi après la contribution extraordinaire d’Albéniz, Granados, Falla, Mompou et autres à la littérature pianistique, un compositeur d’aujourd’hui s’intéresse à nouveau au folklore espagnol? C’est parce qu’il reste encore à explorer d’autres façons de traiter le matériau des mélodies populaires. La mélodie populaire a assez de valeur en elle-même, dans son caractère succinct, sans qu’il soit nécessaire de la développer pour en faire une œuvre musicale et, elle ne doit pas nécessairement être traitée dans le langage tonal, c’est-à-dire, harmonisée avec des accords. Beaucoup de mélodies populaires espagnoles sont monodiques à l’origine, sans accompagnement harmonique (encore aujourd’hui un bon nombre de ces mélodies s’exécutent ainsi) et elles présentent souvent des traits modaux difficiles à concilier avec le langage harmonique tonal.

Dans mon œuvre, les mélodies sont présentées telles quelles, tout au plus répétées, sans modulations ni développements formels. Il y a un emploi systématique de l’ornementation et de l’hétérophonie ce qui crée parfois une impression de polyphonie, bien que sans contrepoint ni accords. Mon but a été de mettre en relief la validité du folklore musical espagnol dans sa pure dimension linéaire.

Les l8 mouvements de cette pièce sont de durée inégale, allant de 20 secondes à 3 minutes. Ce sont des mélodies provenant de Valence, de Salamanque et d’autres parties de l’Espagne. Il y a des chants de travail, des ballades, des chants de divertissement, des danses, etc. Deux d’entre elles sont des mélodies religieuses bien connues: la no 14 du «Llibre vermell» et la no 18 du «Misteri d’Elx», drame liturgique.

  • Partition disponible auprès de CMC, Région du Québec (bureau à Montréal).
  • Enregistrement: CD: Salabert-Actuels SCD 9102

Exécutions