soprano, flûte, clarinette basse, cor, 2 percussions, 3 contrebasses et amplification (microphones contact)

Commande de la Société Radio-Canada, Oralléluiants fut créée à Toronto le 8 mars 1975, à un concert du groupe des New Music Concerts sous la direction du compositeur. Elle fut ensuite jouée à Montréal en décembre 1976 à la salle Pollack, à l’occasion du concert soulignant le 10e anniversaire de la fondation de la Société de musique contemporaine du Québec. L’œuvre est écrite pour soprano, flûte, cor, clarinette basse, trois contrebasses et deux percussions. L’un des percussionnistes doit aussi danser et des microphones sont également requis.

«Le titre est issu de deux mots: orants (personnages en prières), à l’intérieur duquel est inséré alléluia. Ce procédé par trope (expression médiévale signifiant citation, parenthèse, insertion) reflète la forme de l’œuvre. Le texte est tiré du premier alléluia de la messe de la Pentecôte, d’une actualité lumineuse au seuil de ce dernier quart de siècle: Emitte spiritum tuum, et creabuntur et renovabis faciem terrae. (Envoie ton souffle et toutes choses seront créées et tu renouvelleras la face de la terre.) L’œuvre se veut une prière tournée vers ce souffle, antenne toute orientée vers ce qui est source de vie, avec l’idée d’épanouissement, d’éclosion qui y est attachée et qui fait naître l’alléluia, animé par deux courants: le premier, fait d’exubérance, de rapidité et de contraste, est débordant de mouvement (mélodique, phonétique, et spatial); le second est de caractère plus continu et calme, en sérénité exultante. Il faut aussi mentionner, en sous-jacence l’idée de rupture, de brisure, et d’accident, paradoxale en son ambiguïté car en rompant, elle permet de nouveaux mouvements et des élans insoupçonnés.L’instrumentation est surtout caractérisée par l’emploi de trois contrebasses. Elles utilisent la plupart du temps les sons harmoniques naturels des cordes à vide, donc un univers non tempéré qui colore en quelque sorte le reste de la musique. Tout cet aspect acoustique est d’ailleurs dédié à Pythagore qui a le premier établi la relation entre le nombre et la progression harmonique.»

Gilles Tremblay

Exécutions

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