Cette œuvre pour violoncelle et orchestre a été l’occasion pour moi de continuer ma réflexion sur la relation entre soliste et ensemble telle qu’entamée dans trois de mes œuvres antérieures. Comme dans ces dernières, l’instrument soliste se voit explorer plusieurs rôles différents sans jamais, par ailleurs, adopter celui, brillant, qui lui est traditionnellement réservé. Les moments musicaux les plus profonds du répertoire pour violoncelle ne sont-ils pas ceux où l’instrument se fait simple et pur?

Tout autant que le rôle de l’instrument soliste, l’orchestre de Otogi no kuni e est ici redéfini: un assemblage inhabituel d’instruments non orchestraux — accordéon, piano jouet, guitare, cymbalum, «steel pan», almglocken — remplace la formation classique. Il en résulte un ensemble de sons volontairement disparates aux dynamiques quelque peu déséquilibrées.

Otogi no kuni e… pourrait être traduit du japonais par «vers un royaume de contes de fées»: l’expression a été tirée d’une chanson populaire japonaise intitulée Petite princesse, écrite par Mariya Takeuchi et chantée par Yukiko Okada. «Kono mama, te wo tori, otogi no kuni e tsurete ite» («Avec les choses telles qu’elles sont, prend ma main, amène moi dans un royaume de contes de fées»).

Je tiens à remercier plusieurs musiciens qui m’ont aidé dans la composition de cette pièce: Paul Ormandy, Andy Morris, Richard Moore, Joseph Macerollo, Joseph Petric, et Alex Pauk, grâce à qui j’ai pu composer pour «un orchestre merveilleux».

L’œuvre a été commandée par l’Esprit Orchestra et réalisée en 2004 grâce au support du Conseil des arts du Canada.

Chris Paul Harman, 2005 [traduction française: N Pascal, ii-07]

Exécution

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