ondes Martenot, piano et percussions

«Se mettre devant le vide, le silence, le contempler infiniment, s’y retrouver tous, s’y lancer comme des fous ou des pestiférés»

Claude Vivier

Écrite dans un langage musical qui ne ressemble que très peu au style de sa maturité, l’œuvre Prolifération pour provient de la période où Vivier étudiait au Conservatoire, et s’inscrit dans le style de l’époque. Elle avait été remarquée dès sa création par la SMCQ en 1970 sous la direction de Serge Garant, qui tiendra Vivier en estime sa carrière durant. Le critique Laurentin Lévesque avait considéré cette œuvre «aussi étrange que les bandes dessinées et que la vie peut-être aussi!» Cette comparaison est justifiée par la structure très épisodique de l’œuvre, où des périodes d’agitation dans les extrêmes graves et aigus du piano et des ondes Martenot alternent avec des moments mélodiques très aériens, des dialogues entre les instruments et surtout, de paisibles moments de silence.

Martine Rhéaume [viii-07]

Exécutions

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