ensemble, en quatre mouvements

Le titre Shadowland (le pays des ombres) évoque l’image d’un «paysage» flou, noyé dans l’ombre, où de petites ombres se forment continuellement derrière d’autres ombres et où le contour des objets se désintègre dans l’air. Le titre fait également référence aux paysages fantastiques et irréels qui habitaient cette musique alors que je l’écrivais. Les quatre mouvements de la pièce ont les proportions suivantes: 4-7-4-3, que l’on retrouve à différents niveaux, de la plus petite cellule à la plus grande structure. Le premier mouvement est divisé en quatre parties qui ont exactement les mêmes proportions que la pièce entière. Au second plan de la mélodie rapide et des trilles omniprésents, on peut discerner les trois mouvements subséquents. Le deuxième mouvement commence à l’orée du silence, avec des glissandi presque imperceptibles et d’inaudibles chants. Peu à peu, ce paysage silencieux est submergé par des éclats mélodiques qui se terminent violemment dans une danse rythmée. Le troisième mouvement est construit de groupes de staccato, donnant une idée de l’évolution du clair-obscur se transformant en pointillisme. Dans le dernier mouvement, le cor joue une longue ligne mélodique à laquelle font écho les autres instruments ou qui parfois le submergent. (Bent Sørensen)

Shadowland est une commande de The London Sinfonietta, à qui elle est dédiée.

Exécution