voix, chœur et orchestre

Création: 8 mars 2005, Colleen Skull, soprano; David Pomeroy, ténor • Montréal / Nouvelles Musiques 2005: Esprit Orchestra, Salle Pierre-Mercure — Centre Pierre-Péladeau, Montréal (Québec)

De 1996-2002, je fus complètement submergée par l’écriture de mon plus grand défi, de composition musicale, à date, The Scarlet Princess, un opéra pour solo et chœur, commande du Canadian Opera Company. David Henry Hwang, l’écrivain gagnant d’un Tony Award pour son succès très apprécié sur Broadway, M. Butterfly, adapta mon opéra d’une pièce Kabuki du 17e siècle, La princesse écarlate d’Édo. The Scarlet Princess est un conte érotique et sensuel parlant de réincarnation, d’amour obsessif, de possession démoniaque, de vengeance, de meurtre et de rédemption. Le récit est traversé par une distribution colorée de figures impériales, de nonnes, de moines, de villageois, d’exclus, de prostituées, de souteneurs, de fantômes et de démons.

Donnant le ton à tout l’opéra, l’ouverture est une scène de tempête pendant laquelle un moine et son acolyte mâle se déclarent respectivement des vœux d’amour éternel, avant de commettre un suicide en sautant du haut d’une falaise. Toutefois, le moine perd courage et, pendant que le jeune garçon Shiragiju, tombe, il chante un aria de mort et maudit le moine Seigen. Dans The Death of Seigen, la scène ouvre sur Sakura qui est dans son bordel. Elle passe les hommes les uns après les autres, et Seigen entre, portant une grande robe, la tête recouverte par un capuchon. Sakura lui parle de Hanjuro, son amant-voleur, qui est devenu son avocat. Dans la scène suivante, le moine devient de plus en plus obsédé par Sakura: il la poursuit sans relâche, même après sa mort, sous forme de démon. À la fin de l’opéra, il lui demande de pardonner la lâcheté dont il a fait preuve dans le prologue. L’opéra finit sur une scène de rédemption. The Scarlet Princess fut créée par la Canadian Opera Company en avril 2002.

Alexina Louie

Exécutions