alto solo, flûte, clarinette, célesta, percussions, violon et violoncelle

J’ai commencé la composition de The viola of my life, dédiée à Karen Philips, en juillet 1970 à Honolulu. L’œuvre regroupe plusieurs compositions individuelles qui utilisent des combinaisons instrumentales variées (petites et grandes) avec alto. Le format compositionnel est plutôt simple. Contrairement à la plupart de mes œuvres, le cycle complet de The viola in my life est noté de manière conventionnelle en ce qui concerne les hauteurs et le rythme. J’avais besoin de proportions de temps précises pour soutenir le crescendo graduel et léger caractéristique de tous les sons sourds, voilés, joués à l’alto. C’est cet aspect qui a déterminé la séquence rythmique des éléments. Depuis 1958 (comme dans la peinture minimale), la surface de ma musique était plutôt «plate». Les crescendos de l’alto ici marquent un retour à une musique qui n’est pas déterminée par l’interaction entre différentes idées musicales, mais qui, plutôt, se compare à un oiseau tentant de s’élancer dans un espace confiné. Ce qui est difficile à communiquer est l’absence d’idée formelle dans quelque chose qui semble être plus ou moins une composition aux sonorités conventionnelles. La mélodie récurrente n’a aucune fonction structurelle: elle revient davantage comme une «mémoire» que comme quelque chose qui fait avancer l’œuvre. Les situations se répètent elles-mêmes avec des changements subtiles et non en se développant. Une stase se développe entre les attentes et leurs réalisations. Comme dans un rêve, il n’y a pas d’issue avant le réveil, et ce, non pas parce que le rêve est terminé…

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Exécutions

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