violoncelle et traitement

Martin Matalon a composé Traces I pour violoncelle et traitement électronique en temps réel en 2004, avec l’intention de commencer une série de pièces semblables qui, «à la manière d’un journal intime, traite de problèmes compositionnels liés étroitement aux moments où ils ont été écrits». Traces II à VI ont donc suivi Traces I, chacune des pièces cherchant à «créer un environnement qui, par le moyen de l’électronique, transforme et transcende les possibilités de l’instrument soliste».

Selon le compositeur, Traces I est un «diptyque» (à la manière d’un «triptyque») dans lequel s’opposent deux conceptions du temps musical, deux styles sonores et deux processus formels. Le premier panneau se construit dans un environnement où le temps musical est suspendu: des lignes dynamiques balaient l’espace et les registres du violoncelle qui sont élargis par le traitement électronique. Une texture granuleuse et suspendue est ainsi formée, à partir des sédiments et des traces laissées par ces lignes. Ce premier mouvement a un caractère linéaire, dans lequel le violoncelle offre un son plein et ouvert.

Au son exubérant du premier panneau répond le son intime du second, créé par l’utilisation d’une sourdine en métal au violoncelle et de différents filtres électroniques. Contrastant avec la linéarité du premier panneau, le second est de forme circulaire: une phrase de quelques mesures est échantillonnée en temps réel et mise en boucle jusqu’à la fin de la pièce, un peu à la manière d’une passacaille, alors que suit un cycle de transposition prédéterminé mais aléatoire. Au sommet, d’autres objets sonores apparaissent, éthérés.

A Deruchie [traduction française: N Pascal, ii-07]

Exécution

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