piano et percussions

Création: 15 novembre 2005, Kontakte!, Salle Redpath — Université McGill, Montréal (Québec)

J’ai conçu cette oeuvre en pensant à la notion de traduction et à la manière dont elle peut s’appliquer à la musique. Je me suis particulièrement intéressé au rythme insolite d’un discours traduit de façon simultanée ainsi que par l’atmosphère qu’il règne dans une salle de conférence lorsque nous entendons dans un coin le murmure d’un interprète. Les hésitations, les erreurs, les compromis sont fréquents lors de ce genre d’exercice. Cervantès fait une analogie entre traduction et l’envers d’une tapisserie où pendent les fils qui en déforment le dessin. La traduction possède toutefois son potentiel de créativité, comme nous pouvons le constater dans la poésie de Charles Bernstein, Steve McCaffery ou bp Nichols.

Trois métaphores de l’interaction entre les interprètes peuvent se comprendre dans le titre de l’œuvre (en anglais seulement avec translation pour traduction*): ils se traduisent l’un l’autre; transfusent le matériau de l’un à l’autre; et fusionnent en une seule entité. Bien que les deux instrumentistes soient liés, ils sont toutefois assez loin l’un de l’autre pour interagir d’une façon qui représente bien ces idées. L’instrumentation de la percussion est conçue afin d’exagérer l’espace entre les sons justes et les sons faux, de manière à ce que les musiciens puissent se rejoindre aux extrémités des registres.

* Note du traducteur

Geof Holbrook

Exécution

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