chœur mixte

September / In the Harem Garden / Havde jeg, o havde jeg en dattersøn, o ja!

Wilhelm Stenhammar a composé Tre körvisor sur les textes du célèbre poète et romancier danois Jens Peter Jacobsen (1847-1885). Comme plusieurs autres compositeurs scandinaves majeurs, Stenhammar fut influencé dans les premiers stades de sa carrière par la musique de Wagner, Liszt et Brahms. Tre körvisor contient toutefois un relent du style polyphonique de la Renaissance qui devait caractériser ses oeuvres tardives. Les trois chants évoluent du sombre au ludique. Dans «Septembre», le crépuscule grandissant et la brise du soir agitant les feuilles de limier (symbole romantique de la tristesse) sont évoqués musicalement par des phrases se terminant souvent dans la dissonance, par une riche palette harmonique couvrant toute la gamme des sonorités chromatiques du romantisme tardif et par les tonalités mineures. «Dans le jardin du harem» est plus optimiste. Ici, le jardin endormi, où la lune embrasse les roses et les lys, est ennobli par une texture en grande partie diatonique, comme un hymne. Des accords de septième demie diminuée s’imbriquent toutefois dans ce décor, en apportant à l’apothéose du chant un air de nostalgie plutôt que d’affirmation, tout en donnant une charge érotique en porte-à-faux avec la pureté de l’hymne. Le finale («Oh, si seulement j’avais un petit-fils, oui-da!») plus enjoué, éclate comme un soleil levant: un tempo rapide et une ligne de soprano mélodique qui s’élève au-dessus de la masse sonore, apporte une note d’insouciance joyeuse au récitant, qui rêve à un coffre plein d’argent et une maison dans la prairie.

JP Jacobsen

Exécution

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