peaux, woodblocks

S’il est un domaine dans lequel l’imagination créatrice de Iannis Xenakis s’est amplement développée, c’est bien celui de la percussion. Des oeuvres telles que Persephassa ou encore Nomos Gamma sont là pour en témoigner.

Rebonds est construit en deux grandes sections A et B, dont l’ordre de jeu n’est pas fixé. Elles font appel à un instrumentarium légèrement différent: la première n’utilise que les peaux, alors que la seconde introduit en plus les cinq woodblocks. La partie A évolue dans une structure musicale irrégulière, pour aboutir à une sorte de mouvement perpétuel. La partie B, quant à elle, est caractérisée par un rythme de bongo régulier que vient briser la grosse caisse par des accents décalés, les cinq woodblocks interrompant plusieurs fois le discours dans un tempo plus rapide. À part de très rares exceptions, la nuance est toujours fff.

L’écriture que Xenakis fait subir à la percussion ne cherche pas de solutions dans les résonances, elle se limite volontairement à l’impact. Comme chez Varèse, le grand précurseur en la matière, l’emploi des percussions est un des multiples moyens qu’utilise Xenakis pour sortir des sentiers battus des hauteurs de sons traditionnels.

Exécutions

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