6 musiciens

Commande: Arraymusic avec l’aide du Conseil des arts de l’Ontario

«La musique déchire le temps historique et, pour de brefs instants, nous montre le hors temps, fluidité équivoque de l’espace musical.»

Claude Vivier

Quand on sait que Vivier a parcouru une bonne partie de l’Europe et de l’Asie, on ne peut s’empêcher de croire que cette «ville étrange» serait aussi exotique que possible. Or, il semble qu’elle soit nulle autre que la ville reine, Toronto, pour laquelle l’œuvre avait été commandée. Un exotisme hors lieu, donc, qui se rapproche peut-être du «hors temps» dont parle Vivier au sujet notamment de la musique balinaise.

Cette œuvre est entièrement basée sur le développement de cinq mélodies, construites autour d’instruments balinais, puis rapportées aux instruments occidentaux. Seules les percussions nous ramènent les timbres d’Asie, les autres instruments en conservant l’essence par la façon de traiter les mélodies: sans accompagnement, elles sont répétées pour former, à l’instar de la musique balinaise, une forme de rituel caractéristique chez Vivier.

Le rituel étant une recherche de pureté, les mots du compositeur nous portent à croire qu’il considérait celui-ci particulièrement réussi: «J’ai peut-être atteint la forme la plus pure de la mélodie dans Et je reverrai cette ville étrange».

Martine Rhéaume [viii-07]

Exécutions

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