Composé entre 1977 et 2002, Lumière, les sept jours de la semaine est un cycle opératique comportant quelque 29 heures de musique. Lumière est caractérisé par la présence de trois figures archétypales distinctes — Michel, Ève et Lucifer — qui s’incarnent au fil du cycle sous la forme de chanteurs, d’instrumentistes et de danseurs/mimes. Chaque figure a une fonction bien précise au fil du cycle: Michel travaille pour l’évolution et la hiérarchie cosmique; Lucifer travaille contre l’évolution et la hiérarchie cosmique; Ève, l’éternel féminin, embellit l’humanité tout en agissant comme médiatrice entre Michel et Lucifer.

Chaque archétype est apparenté à une formule comportant un nombre particulier de sons et se distinguant par la prédominance de certains types d’intervalles. Ces formules agissent comme les codes génétiques musicaux des archétypes. La formule de Michel comporte 13 sons et est caractérisée par la prédominance de l’intervalle de quarte. Celle d’Ève comprend 12 sons et l’intervalle de tierce y domine. Quant à la formule de Lucifer, on y compte 11 sons et elle se distingue par un parcours en zigzag et la présence du triton et de grands intervalles (septième majeure et sixte mineure). La superposition synchrone des trois formules crée la super-formule, à la base de la composition de chacune des scènes de Lumière. La construction du cycle s’appuie aussi, comme l’indique son sous-titre, sur la structure de la semaine. À chaque jour de la semaine correspond un segment de super-formule et un univers symbolique particulier.

Marie-Hélène Breault [x-08]

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