8 voix, 4 clarinettes et quatuor de saxophones

À la mémoire de Massimo Mila

Texte extrait de Novissimum Testamentum d’Edoardo Sanguineti.

S’approcher musicalement de la dernière «anti-poésie» de Sanguineti devient toujours plus ardu et, sans doute pour cette même raison, plus gratifiant. L’un des aspects les plus complexes et nouveaux de la production récente de Sanguineti est sa simplicité. C’est une poésie habitée par des images quotidiennes, par des stéréotypes sentimentaux, par des figures âpres et amères, par des inventions ironiques, par des parodies et des citations qui se poursuivent dans une sorte de chambre d’écho de la mémoire où quotidien et universel, banal et spéculatif, privé et politique, se fondent dans une construction rigoureuse et parfois implacable.

En 1988, je me suis approché pour la première fois du Novissimum Testamentum de Sanguineti avec une courte œuvre chorale. Dans cette nouvelle tentative de pénétrer musicalement la «simplicité» du poème, j’ai essayé de développer cette chambre d’écho de la mémoire en associant des plans sonores distincts et parallèles. Il s’agit, évidemment, d’une œuvre in progress (j’y ai employé une partie seulement du texte original), construite selon des critères modulaires et ouverte à des nouveaux développements.

Luciano Berio

Exécution

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