chef solo, projection et système interactif

Commande: GMEM avec l’aide du Ministère de la Culture

Création: 2004, Biennale Musiques en scène, Lyon (Rhône, France)

Light Music est une nouvelle étape dans la perspective d’une série de pièces — Hands (1983), Musique de tables (1987), Unknowness (1996), Silence must be! (2002) — qui explorent l’état de tension à la frontière entre le geste et le son produit, le visuel et le sonore, l’écriture chorégraphique et la musique. Equipé des technologies émergeantes de captation du mouvement, le chef solo ou le percussionniste — sans utiliser aucun instrument de percussion — peut, grâce au simple mouvement de ses mains, déclencher des sons ou des séquences musicales, les manipuler dans le temps et dans l’espace, les mettre en boucles, les déchirer, les faire résonner…

Le titre anglais autorise le jeu de mot: «musique légère» puisque l’instrumentiste, mis à part la lourdeur informatique, ne dispose d’aucun instruments; «musique de lumière» («light’s music») puisque les points lumineux et leur évolution dans le temps sont les éléments déterminants de la captation de mouvements. Le mouvement agit comme interface entre les différents modes de perception sensorielle, entre l’interprète et la machine, entre les algorithmes de l’intuition et leur expression musicale, entre l’écriture chorégraphique et la partition et entre les mouvements du chef et l’exécution musicale de l’orchestre.

Light music version II: encore plus d‘interactivité pour une liberté accrue de l‘interprète: croisement de techniques de captation du geste (visuelle, accéléromètres, analyse du mouvement) dans le but de donner au «chef solo» le contrôle de l’évolution de la pièce depuis la scène. Une citation de Nietzsche, chère à Thierry De Mey: «Il faut avoir un chaos à l’intérieur de soi pour enfanter une étoile qui danse», sous-tend dans bien des aspects le scénario de Light Music.

Exécution

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