violon, violoncelle et piano

Commande: Trio Fibonacci

Konna yume wo mita (I saw a dream like this) est le titre alternatif du film Dreams, d’Akira Kurosawa et aussi la première phrase de Ten Nights of Dreams, de l’écrivain japonais Natsume Sōseki. Ce film de Kurosawa, qui consiste en fait en 8 courts-métrages représentant des rêves de l’auteur, a recours à une imagerie proche du réalisme magique au service d’un discours quasi écologique sur la destruction de la nature par l’homme. La féerie de ces 8 films alterne entre des moments représentant la pureté de l’enfance, la beauté de la nature et l’espoir et des moments représentant la cruauté du monde adulte, la guerre et la destruction.

Chaque mouvement commence par un petit Haiku dans une métrique 5-7-5 qui est développé par la suite dans chaque mouvement. Un mode japonais descendant de 5 sons y est discrètement incorporé à l’intérieur d’un mode inventé de 9 sons et de la structure harmonique de l’œuvre. Je n’ai pas voulu représenter directement le déroulement dramatique des 8 courts métrage mais bien ma propre lecture du contenu métaphorique de ceux-ci. Il y a aussi, d’un mouvement à l’autre, plusieurs présages et rappels, de manière à unifier le tout.

«Ce sont huit histoires qui racontent des rêves. Les émotions assoupies dans nos cœurs, les espoirs secrets que nous tenons bien cachés en nous, les sombres désirs et les craintes que nous recelons dans un recoin de notre âme, se manifestent avec honnêteté dans nos rêves. Les rêves traduisent ces sentiments, et les expriment, de façon fantastique, dans une forme très libre.» (Akira Kurosawa).

Exécution

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