saxophone et orchestre

Commande: Orchestre national de Lorraine, Orchestre de Radio-France, Arsenal (Metz, France)

À Claude Delangle

L’unique trait de pinceau est une œuvre composée comme un grand geste ascendant entrecoupé de longs silences qui représentent ces brèches temporelles. Celles-ci laissent voir le blanc de la page sonore, dans l’idée que la véritable musique est peut-être celle qui se déroule mystérieusement dans notre écoute intérieure au sein de ces silences: silences de la mémoire et de la synthèse de ce qu’on vient d’entendre. Dans l’esprit de l’unique trait de pinceau du peintre chinois Shitao, j’ai essayé de présenter un seul geste musical, celui d’une perpétuelle ascension, mais d’une façon non linéaire, dans un temps élastique. La pièce explore également les relations entre le soliste, de petits groupes instrumentaux et l’orchestre, comme autant de métaphores de celles qui existent entre un individu, son environnement proche et la foule.

Exécution