Le Tempest Songbook a été composé entre 1997 et 2004 et a été présenté dans sa totalité pour la première fois en 2005. Écrite pour soprano, baryton et petit ensemble, l’œuvre s’appuie sur les textes de The Tempest de William Shakespeare. Les chansons du Songbook peuvent être présentées individuellement ou ensembles, dans n’importe quel ordre.

Texte:

La tempête d’Ariel

Saluez le grand maître! Saluez-moi! Je viens
répondre aux plaisirs de la vie, soit de voler, de nager,
de plonger dans le feu, de monter sur les nuages bouclés; quelle offre puissante Ariel et toute sa qualité…
Je suis monté à bord du navire au Roi. À l’instant sur son bec,
maintenant à sa taille, sur sa plate-forme, dans chaque cabine,
Mes flammes stupéfiantes, que par moment je divisais afin de brûler plusieurs places…
… puis je jouais mon tambourin,
Auquel, comme des poulains, ils perçaient leurs oreilles,
haussaient leurs paupières, retroussaient leur nez,
tout en se laissant charmer par ma musique.

La vision de Propero

Vous semblez mon fils, d’une manière mouvementée
Être consterné: Soyez réjouissant, Monsieur.
(Nos ébats maintenant terminés.) Nos acteurs,
Comme je l’ai prédit, étaient tous esprits et se sont dissous dans l’air:
Et comme ces visions sans fond,
Ces tours couronnées de nuages, ces magnifiques palais,
ces temples sacrés, le grand globe lui-même, et tout ce qu’il hérite, se dissoudra
et comme ce concours disparu,
ne laissez rien derrière. Nous sommes l’étoffe dont sont faits les rêves,
et notre petite vie est arrondie avec un sommeil. Monsieur, je suis vexé;
(supportez ma faiblesse; mes pensées sont troublées,
ne soyez pas perturbés par mon infirmité:
Si vous le souhaitez, prenez votre retraite dans ma cellule et reposez-vous;) un tour ou deux, je ferai,
afin d’apaiser mes pensées.

Miranda se lamente

Si par votre art, cher père, vous avez
mis les fleurs sauvages dans ce rugissement; apaisez-les.
Le ciel semblerait-il, se mettrait à pleuvoir sans arrêt,
Pendant que la mer se laisserait emporter jusqu’à la joue de la voûte céleste
Apaisant le feu. Ô que j’ai souffert avec ceux que j’ai vu souffrir! (Un navire brave,
Qui n’avait sans doute, une créature noble à bord, s’est ramassée en morceaux.) Ô,
les cris battants contre mon cœur! Pauvres âmes péries! Si j’avais été un dieu avec
des pouvoirs, j’aurais inondé
la mer dans la terre, avant que le navire soit avalé, et les âmes perdues.
Prospero, Recueillez-vous: Plus de stupéfaction; dites-le à votre cœur pitoyable
Il n’y a aucun mal de fait.

Le confort de Ferdinand

Ferdinand, Où cette musique serait-elle? Dans les airs ou sur la terre:
Assise sur une rive, Lamentant la mort de mon père, le roi
La musique m’a surpris sur les eaux, apaisant ma furie et ma passion
Avec son air doux, de là, je l’ai suivie,
Ou plutôt elle m’a tiré. Mais elle est partie.
Non, la voici encore.
Ariel:
À une profondeur de cinq brasses d’eau, s’étale votre père, Ses os faits de corail;
Ses yeux de perles;
Rien de lui ne se fane, Les deux subissent un changement sous les eaux
Vers quelque chose de riche et d’étrange.

[traduction française: Camila Juarez, v-13]

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