clarinette, trombone, piano, alto, violoncelle et support

«Qu’a la nuit à voir avec le sommeil?» demande le sorcier Comus qui, grâce à ses potions et ses herbes puissantes, enchante et capture ceux qui traversent sa forêt magique. Dans Maske (1634), le seul poème dramatique de John Milton antérieur à Paradis perdu (1667) traitant du conflit entre le bien et le mal, on entend les bruits de la nuit, on entend des échos, des insectes et les bruits du mal.

… Wings of silence… (ailes du silence) est le chant d’une «nuit à la voûte opaque», l’écho de la détresse de la châtelaine perdue en forêt. Ce sont les quelques moments pendant lesquels Comus, à qui sa complainte rappelle le chant de sa propre mère, Circé, lorsqu’elle cueillait des racines magiques, s’émerveille de la douceur avec laquelle ces mélodies enchanteresses «flottent sur les ailes/Du silence, à travers la nuit à la voûte opaque/À chaque cadence caressant des ténèbres le duvet noir corbeau/jusqu’à les faire sourire». Ce sont les quelques moments avant que le sorcier tombe sur sa proie.

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