Dans cette installation, une projection fait apparaître des schémas — plans d’architecte ou arborescences réseautiques — qui nous entraînent dans un dédale à l’instar du roman Le Château de Franz Kafka, dont l’artiste s’inspire librement. Les diagrammes réfèrent à des lieux publics — cathédrale, auditorium, prison, palais, etc. — qui se superposent aléatoirement, formant un espace hybride en constante métamorphose. Chaque séquence animée enclenche aussi un fragment sonore, issu d’archives, d’enregistrements réels, créant une trame narrative, non linéaire, qui se fait et se défait.

Dans cette œuvre tout comme dans le roman, le motif du château demeure fuyant puisque l’on ne connaît de lui que des reflets partiels et subjectifs. Misant sur la pluralité des points de vue, le récit témoigne de la complexité des rapports humains où la perception de chacun se colore selon ses motivations et que Cliche reprend comme métaphore et structure.

Dans l’installation, le caractère habité de la trame sonore contraste avec les lignes froides des schémas qui se tracent sous nos yeux. L’intervalle entre ces deux représentations appartient pleinement au spectateur qui y tisse des relations causales, sémantiques et narratives.

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Exécution

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