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Le film Juillet donne à voir et à entendre un lieu, une école au mois de juillet, habitée par le silence, l’attente et la mémoire. Juillet est la mise en scène d’un lieu en vacance pendant l’été, un lieu appartenant à l’histoire, une école française républicaine datant de la fin du XIXe siècle et aujourd’hui symbole d’une génération en devenir.

Le film est construit selon une progression narrative qui nous conduit du jour à la nuit et de l’intérieur vers l’extérieur. L’attente, ponctuée par le rythme des horloges, s’expérimente dans la durée et se manifeste par la lumière déclinant au fil de la journée.

Intervenant dans le lieu en vidant les classes des bureaux et des chaises des élèves, Audrey Douanne met en scène l’absence des enfants. La caméra balaie l’espace dans de longs plans panoramiques et observe attentivement les lieux. Le temps semble suspendu dans cette durée prolongée, propice à la contemplation et à l’écoute. Aussitôt découverte, l’absence des élèves trouble les repères et fait de ce vide un espace ouvert à l’imaginaire, à l’égarement de la pensée et à la rêverie.

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Exécution

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