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L’intérêt que Danielle Raymond porte aux archives retrouvées et tournées en 8 mm datant des années 50-60 est motivé par la distance et l’étonnement ressentis devant ces images. C’est à partir de ce moment qu’elle a eu l’idée de découvrir des lieux d’inscription pour projeter ces images d’archives cinématographiques in situ. Pour mettre en œuvre ce procédé, elle a créé et conçu un dispositif inusité articulant une caméra et un appareil projecteur vidéo qu’elle appelle: appareil «diffuseur-capteur».

Dans la vidéo Vimont, elle a choisi des scènes d’archives montrant une femme préparant avec minutie un gâteau. Les scènes de la performance culinaire sont projetées sur les rideaux d’une fenêtre de cuisine et dans un buffet-vaisselier. Dans la vidéo, on peut voir à la fois les images d’archives qui éclairent la fenêtre mais aussi, au loin, d’autres lumières comme celles de la rue et de son va-et-vient de voitures et d’autobus. La sélection des espaces transforme la perception du lieu original, celui des archives, et le lieu de l’actualisation, lieu qui reçoit la projection La trame sonore est créée à partir d’archives sonores de lieux en voie de disparition ou en transformation. Pour la vidéo Vimont, l’artiste a utilisé les archives des cuisines de l’hôpital St-Luc à Montréal et des sons divers d’objets familiers. Une voix en hors-champ ouvre et conclut le déroulement des images.

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Exécution

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