8 cors d’harmonie spatialisés et gongs

«Avec Stasis, j’ai tenté d’écrire une pièce qui ouvre un espace dans lequel il n’y a plus de temps, un espace qui offre la possibilité de percevoir, au sens large, ce qui se produit.» Le titre Stasis, un mot issu du grec ancien pouvant être traduit par «arrêt» ou «période sans changement», fait référence à ce qui sera offert au public: une contemplation, une concentration intense sur l’ici et maintenant, sur l’espace (acoustique) environnant.

Samy Moussa a puisé son inspiration dans des éléments de différentes cultures. Parmi eux figure le chofar, un instrument rituel utilisé dans la liturgie juive à l’occasion d’importantes fêtes religieuses. Le compositeur a également été fasciné par le manuscrit d’une partition de musique tibétaine, découvert par hasard alors qu’il avait déjà commencé la composition de Stasis. Dans ce cas, c’est l’aspect visuel, et non acoustique, qui l’intéressait: «Mon inspiration est rarement d’origine extra-musicale, mais dans ce cas, cette partition m’a stimulé d’une manière plus concrète, me touchant profondément par sa beauté. Sans savoir ce qu’il signifiait réellement, et sans avoir la moindre idée de son résultat sonore, ce manuscrit me disait quelque chose».

Stasis est une commande du Bayerische Staatsoper (Opéra d’État de Bavière) pour l’ensemble Munich Opera Horns, leur section de cors. Elle a bénéficié du généreux soutien de l’archidiocèse de Munich et Freising et de l’Association des amis du Théâtre national. Ses premières représentations ont eu lieu dans le cadre du Festspiel-Gottesdienst (Office religieux du Festival d’opéra de Munich, juin 2018), puis lors d’un concert — au cours du même festival — avec l’Orchesterakademie et les Munich Opera Horns sous la direction de Samy Moussa.

Katharina Ortmann pour le Bayerische Staatsoper. [traduction française: traduit de l’allemand par Eugénie Pascal, ii-19]

Exécution

  • [Image: Geneviève Bigué]
    Jeudi 21 février 2019