thérémine, quatuor à cordes et Boss Loop Station

Commande: Festival Gaudeamus Musiekweek, avec l’aide du CALQ

  1. Prologue
  2. Beauté ancienne
  3. Up and down
  4. Temps suspendu
  5. Une Valse dysfonctionnelle sur les cordes à vide
  6. Terreur nocturne
  7. In memoriam G.T.
  8. Épilogue

Lorsque j’ai découvert Thorwald Jorgensen, grand virtuose du theremine, j’ai été frappé par sa souplesse, sa précision et sa surtout sa palette sonore incroyable, au delà de tout des clichés que l’on peut associer à son instrument: En effet, il en tire des sonorités parfois rappelant de manière très convaincante à la fois la voix humaine, et aussi pouvant se rapprocher des cordes. De plus, il utilise un “Loop station” qui permet à l’instrument de faire des boucles mélodique, des drones ou même, des accords.

Cela ouvrait la porte à des trompe-l’oreille intéressants par rapport au quatuor à cordes: j’espérais arriver même dans certains mouvements à générer une fusion des timbres jusqu’à un point où on n’arrive plus parfois à distinguer ce qui émane du quatuor et du theremine…

C’est donc d’abord et avant tout une œuvre d’exploration sonore où le matériau ( les idées musicales) sont conservées dans leur plus simple état, se développant dans des formes plus proches de celles de certaines musiques issues du pop indépendant ( Radiohead, Björk..) que des formes plus abstraites de certaines musiques contemporaines.

Aussi, le “ pacing” des 8 mouvements a été réfléchit un peu comme un petit album. On pourrait aussi sans doute voir dans ces 8 brefs mouvements une sorte de cycle de “lieder sans paroles”, pour quatuor à cordes, et voix… invisible.

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Exécution

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