piccolo, tuba et piano

Le sacré se manifeste explicitement dans l’œuvre de Galina Oustvolskaïa à travers la prière, dont témoigne notamment la Composition n° 1: Dona nobis pacem… «L’âme de l’orthodoxie est dans le don de la prière», écrivait autrefois Vassili Rozanov, une prière dont l’essence tient tout entière dans le sentiment d’une impuissance, d’une limite. Symboliquement, le motif irriguant la Compositions n° 1 présente six notes correspondant à la prononciation muette, intérieure, de Dona nobis pacem. Dona nobis pacem («Donne-nous la paix») est l’ultime prière de la messe: la litanie du premier mouvement de la Composition n° 1 repose sur le motif initial du tuba, ensuite désincarné à travers réitérations, superpositions contrapuntiques, amplifications, réductions et compressions de la figuration thématique d’origine. Après le deuxième mouvement, essentiellement confié au do grave du tuba et aux clusters du piano, le troisième mouvement, très lent, interrompu par une courte brusquerie, espressivissimo, nous remémore brièvement le commencement de l’œuvre et présente trois harmonies au piano, un tuba limité à un fa# grave, et une flûte, prisonnière de l’intervalle de quarte diminuée ou de tierce majeure, qui définit la relation entre les notes extrêmes du motif.

[ix-20]

Exécution

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