Un train pour l’enfer (1993)

Denis Gougeon

ensemble (piccolo, hautbois, clarinette, clarinette basse, basson, cor, trompette, trombone, deux violons, alto, violoncelle, contrebasse, piano, percussions) et six percussions

Commande: NEM, Les Percussions de Strasbourg, avec l’aide du CAC

Création: 29 septembre 1993, Nouvel ensemble moderne (NEM), Les Percussions de StrasbourgFestival Musica 93, Palais des Fêtes (Strasbourg, Bas-Rhin, France)

Musique de métamorphoses, cette œuvre évoque la prise de conscience des tragédies humaines.

La musique est donc à la fois actrice et spectatrice en ce qu’elle propose l’évolution du regard sur les tragédies humaines en même temps qu’elle les évoque, comme un incessant aller-retour entre les causes et les effets, entre l’extérieur et l’intérieur. Ainsi, le «train de l’insouciance» (ou de l’inconscience) évoqué au début de l’œuvre, bien qu’ébranlé plus tard par deux «vertiges», poursuivra inéluctablement sa course vers l’abîme (le «train pour l’enfer»). La musique suit donc une trajectoire de plus en plus dramatique, jusqu’à la tragédie finale où l’on assassine la pureté (la beauté ou l’enfance).

En ce sens, Un train pour l’enfer est une «tragédie instrumentale».

Exécution