Paramirabo (1978)

Claude Vivier

flûte, violon, violoncelle et piano

«Je compris que c’était plus que la musique qui avait besoin de moi mais bien la Vie dans le sens le plus créateur et le plus universel du mot»

Claude Vivier

On dit de Paramirabo que le titre proviendrait d’une erreur de Vivier, celui-ci ayant voulu la nommer Paramaribo en référence à la capitale du Suriname, pays d’Amérique de Sud que rien dans la biographie de Vivier n’indique qu’il ait visité. Il en résulte une œuvre d’un exotisme imaginaire qui, à l’audition, fait penser à une histoire pour enfants en musique. En considérant les instruments comme des personnages - la naïveté pastorale de la flûte, le lyrisme du violon, l’ambivalence du piano, et l’aspect bonhomme du violoncelle dans son solo - on peut entendre clairement un dialogue.

Une situation calme et paisible des flûte, violon, violoncelle est vite troublée par une violente intervention du piano. S’ensuivent des échanges au cours desquels les instruments jouent en alternance, faisant entendre des bribes de mélodies enfantines qu’on croirait connaître. Les œuvres de Vivier n’étant jamais tout à fait joyeuses, on ne s’étonne pas de la longue section finale, très calme: comme un consensus inquiétant entre les instruments, tous semblent se réveiller d’un mauvais rêve.

Martine Rhéaume [viii-07]

Exécutions