Solaris (2014)

Walter Boudreau

Création: 9 mai 2014, Grand concert 25e anniversaire du NEM, Maison symphonique de Montréal (Montréal, Québec)

  • 1. Big Bang (A)
  • 2. Big Bang (B)
  • 3. Le Grand horloger (A)
  • 4. Le Grand horloger (B)
  • 5. Voûte céleste IX
  • 6. Prélude au Soleil
  • 7. Le Soleil (1)
  • 8. Voûte céleste VIII
  • 9. Mercure
  • 10. Vénus
  • 11. Voûte céleste VII
  • 12. Terre
  • 13. Voûte céleste VI
  • 14. Mars
  • 15. Pluton
  • 16. Omega Centauri (voûte céleste V)
  • 17. Mayall II (voûte céleste IV)
  • 18. Neptune
  • 19. Uranus
  • 20. Saturne
  • 21. Une Comète (voûte céleste III-II-I)
  • 22. Jupiter
  • 23. Le Soleil (2)

Solaris m’a été commandé par Lorraine Vaillancourt pour célébrer le 25e anniversaire du Nouvel Ensemble Moderne (NEM) et créé sous sa direction à la Maison Symphonique le 9 mai dernier. C’est la 25e œuvre d’un grand cycle — Le Cercle Gnostique — qui compte aussi des œuvres écrites pour des effectifs complètement différents, tels que Coffre (I-II-III), L’Odyssée du Soleil, les Planètes, Incantations (I-II-III), Amon-Râ, Neuf Zéniths (I-II), Demain les étoiles, etc. Faisant partie d’un grand cycle, Solaris a des racines profondes, bien accrochées à des conceptions formelles qui m’habitent depuis plus de 30 ans. C’est une musique qui transcende le temps, parce que ses références sont bien au-delà de mes préoccupations ponctuelles, qui viennent justement moduler des «idéaux» musicaux apparus dès le début de la composition du cycleen 1975. J’y poursuis mon investigation (musicale) des planètes de notre système solaire, mais cette fois l’accent est mis sur le soleil, qui est représenté — en gros — par un accord de si bémol. Il y a deux aspects que je souhaitais exploiter dans cette pièce: la virtuosité de Lorraine Vaillancourt (comme chef) et de ses musiciens, mais aussi un côté expressif et contemplatif. C’est une sorte de concerto pour ensemble, qui est traversé par les neuf mélodies rattachées à chacune des planètes ainsi qu’aux macros cantus-firmus de 16 notes qui sont le leitmotiv mélodique de l’ensemble du Cercle Gnostique. Dans Solaris, je pense avoir trouvé un équilibre entre mes spéculations mathématiques et le désir d’expression; deux volets complémentaires qui sont la fébrilité extrême de la musique — un peu comme si on assistait à la construction de l’Univers en quelques minutes — et l’impression de vivre cela de l’intérieur, d’en contempler l’immensité, la vastitude, comme dans un très grand état de réception zen. Et puis, à titre de cadeau d’anniversaire pour les 25 ans du NEM, c’est un gros gâteau avec beaucoup de glaçage, sur lequel brillent de tous leurs feux, 25 chandelles…

Walter Boudreau (Propos élaborés à partir d’un entretien accordé à Réjean Beaucage) [ix-14]

Exécutions